v0.8.3 : le stop arrete vraiment, le chat ne se bloque plus, raisonnement off = off

Bug 1 (chat bloque, remonte par Nathan) : trois causes cumulees.
- runShell naissait d'un contexte independant du tour : stop n'arretait rien.
  La commande herite desormais du contexte du tour, et la boucle d'outils
  s'interrompt des que l'arret est demande.
- cmd.WaitDelay : une commande laissant un process detache gardait les tubes
  ouverts, donc Wait ne revenait JAMAIS (ni delai, ni stop).
- Reset debloque toujours l'etat de generation : « nouvelle conversation » etait
  le geste tente quand le chat coince, il ne servait a rien. Un tour perime ne
  libere plus le tour courant.
Trouve en testant : le workspace disparu cassait TOUTES les commandes suivantes
(chdir: no such file or directory) jusqu'au redemarrage ; il est recree au besoin.

Bug 2 (raisonnement, remonte par Nathan) : l'UI ecrivait « off » en EFFACANT la
ligne REASONING, or sans drapeau le moteur suit le gabarit du modele, qui
raisonne. L'UI ecrit maintenant on|off et « off » part en --reasoning off, apres
avoir demande au binaire s'il connait le drapeau (ik_llama.cpp ne le connait pas
et refuserait de demarrer). Presets existants inchanges ; l'editeur dit desormais
« non precise : le modele decide » quand la cle est absente.
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nathaninline committed 2026-08-08 11:20:22 +02:00
1 parent e6a948c314
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Une version d'audit. Aucune fonctionnalité nouvelle : une relecture du cœur du code, et la correction de ce qu'elle a mis au jour. Deux de ces défauts pouvaient vous mordre pour de bon.
Deux bugs signalés par l'usage, tous les deux confirmés, tous les deux réparés. Le premier pouvait bloquer le chat jusqu'au redémarrage du service. Le second faisait mentir un interrupteur.
## Le mode agent redevient un vrai interrupteur
## Le bouton stop arrête vraiment, et le chat ne se bloque plus
L'API de chat acceptait, dans le corps de la requête, une surcharge qui **rallumait** le mode agent. Autrement dit : agent éteint sur la machine, mais un client qui envoyait le bon drapeau récupérait quand même le shell, l'écriture de fichiers et les outils MCP. Comme l'API de pilotage n'est pas protégée par défaut et écoute sur toutes les interfaces, l'interrupteur ne garantissait rien sur un réseau local partagé.
Le scénario, tel qu'il était vécu : le modèle lance une commande, elle dure, on clique sur stop, rien ne se passe. On redémarre alors le moteur, et là le chat reste figé avec son bouton stop, sans plus rien accepter. Vider la conversation ne suffit pas, rafraîchir la page non plus ; il faut redémarrer le service d'interface.
Désormais une surcharge ne peut que **restreindre**. Ce qui est éteint sur la machine ne peut plus être rallumé par une requête, et couper l'agent coupe aussi, du même geste, l'accès web qui en dépend. Deux tests verrouillent la règle dans les deux sens.
Trois défauts se cumulaient, et ils sont corrigés ensemble.
Le champ hérité qui portait cette surcharge venait du temps où l'ancien portail gérait ses propres interrupteurs. Il reste accepté, mais borné.
**La commande ignorait l'arrêt.** Elle démarrait avec un contexte à elle, indépendant du tour. Annuler la génération n'annulait donc rien du tout : le tour restait suspendu jusqu'au bout du délai, cinq minutes au maximum. La commande hérite désormais du contexte du tour, et stop la tue pour de bon. Dans la foulée, un arrêt demandé au milieu d'une série d'appels d'outils interrompt la série au lieu de la dérouler jusqu'au bout.
## Une base illisible ne désarme plus l'authentification
**Une commande qui laisse un processus en arrière-plan bloquait le tour pour toujours.** Quelque chose comme `./serveur &` rend la main tout de suite, mais le processus détaché garde les tubes de sortie ouverts, et l'attente de fin de commande attendait leur fermeture, c'est à dire jamais. Ni le délai ni le stop n'en venaient à bout. L'attente est maintenant bornée après la fin ou la mise à mort du processus.
Quand aucune clé de pilotage n'est enregistrée, l'API est ouverte : c'est le confort du local. Mais la lecture de cette clé traitait « je n'ai pas pu lire la base » exactement comme « il n'y a pas de clé ». Une base momentanément verrouillée par une commande lancée à côté suffisait donc, en théorie, à ouvrir l'API le temps de la contention.
**Vider la conversation ne débloquait pas.** C'est pourtant le geste qu'on tente quand le chat est coincé. « Nouvelle conversation » libère désormais toujours l'état de génération, quel que soit le sort du tour abandonné. Plus besoin de redémarrer quoi que ce soit.
La lecture des secrets distingue maintenant les deux cas, et l'authentification **ferme** en cas de doute (503) au lieu d'ouvrir.
Au passage, un tour abandonné qui se termine après le démarrage du suivant ne vient plus déclarer ce dernier terminé.
## Le bouton d'envoi ne peut plus rester bloqué
## Un troisième défaut, trouvé en écrivant les tests
Avant chaque tour, AJEAN vérifie que le moteur répond. Cet appel n'avait aucun délai maximum. Un moteur qui accepte la connexion sans jamais répondre, ce qui est exactement ce que fait un très gros modèle pendant son chargement, laissait donc l'envoi du message suspendu indéfiniment, sans erreur et sans retour. Il abandonne maintenant au bout de trois secondes et vous dit que le modèle n'est pas prêt.
Le dossier de travail de l'agent est résolu une fois pour toutes au démarrage. S'il disparaissait ensuite, parce que vous avez fait le ménage ou parce que le modèle l'a supprimé lui-même, **toutes** les commandes suivantes échouaient sur un « chdir : no such file or directory » incompréhensible, et ce jusqu'au redémarrage. Il est maintenant recréé au besoin.
## L'accès distant ne peut plus se dédoubler
## Raisonnement désactivé veut enfin dire désactivé
Redémarrer le lien depuis l'interface arrêtait la boucle de connexion, mais la session en cours, elle, continuait de vivre : elle n'écoutait aucun signal d'arrêt et attendait la mort naturelle du WebSocket, qui n'arrive pas tant que le relais répond. Le nouveau tunnel s'ouvrait donc pendant que l'ancien tenait encore, et le relais voyait deux agents pour une seule machine.
Couper le raisonnement dans l'éditeur de preset **effaçait** la ligne `REASONING` au lieu d'écrire `off`. Ce n'est pas la même chose : sans consigne, le moteur suit le gabarit du modèle, et un modèle à raisonnement raisonne. L'interrupteur affichait donc « désactivé » pendant que le modèle réfléchissait tranquillement.
L'arrêt est maintenant immédiat et attendu : une session se ferme quand on le lui demande, et la suivante ne démarre qu'après.
L'interface écrit maintenant `on` ou `off`, explicitement, et `off` est transmis au moteur comme une interdiction.
Dans la foulée, le délai entre deux tentatives de reconnexion se remet à zéro après une session qui a tenu. Il grimpait sans jamais redescendre et finissait collé à trente secondes, y compris pour rattraper un lien qui venait de fonctionner des heures.
Avec une précaution : le drapeau qui désactive le raisonnement est récent, et certains moteurs, notamment le fork ik_llama.cpp, ne le connaissent pas. Le leur passer les ferait refuser de démarrer, donc boucler. AJEAN demande au binaire ce qu'il sait faire avant de le lui passer, et le dit dans le journal quand le moteur choisi ne permet pas de couper la réflexion.
## Le flux de chat ne relit plus tout le fil à chaque mot
Pour envoyer les nouveaux événements à votre navigateur, le serveur reparcourait la totalité du journal de conversation, à chaque token généré, et pour chaque appareil connecté, en tenant le verrou que la génération elle-même attend. Sur une longue conversation, c'est un coût qui grandit avec l'historique et qui ralentit ce qu'il est censé diffuser.
Le journal étant trié, la recherche du premier événement neuf se fait par dichotomie. Le coût ne dépend plus de la longueur de la conversation.
## La configuration n'est plus relue depuis le disque cent fois par tour
La base de données est délibérément fermée entre deux opérations : c'est ce qui permet aux commandes du terminal de fonctionner pendant que le service tourne. Mais la boucle d'inférence relisait le port, la clé et le seuil de compactage à chaque itération, et le compactage se re-testait après chaque appel d'outil. Un tour agentique un peu fourni rouvrait le fichier une centaine de fois.
Un cache de lecture s'interpose, invalidé par toute écriture locale, par une écriture venue d'un autre processus (date et taille du fichier) et, en dernier filet, par l'âge. Le comportement ne change pas d'un iota, le travail inutile disparaît.
## Le reste
Les erreurs du moteur sont classées sur leur type plutôt que sur le texte du message : « connexion refusée » d'un Windows en français ne ressemblait à aucun des motifs anglais reconnus, et l'utilisateur recevait alors l'erreur brute au lieu de l'explication.
Les trois compactions (début de tour, fin de tour, bouton manuel) déroulaient la même douzaine de lignes recopiées ; elles partagent maintenant un seul chemin, ce qui ferme la porte aux corrections qui n'atterrissaient que dans une des trois copies. La ligne de journal de la compaction de secours comparait le résultat à lui-même, elle compare enfin l'avant et l'après. Deux champs de l'API de chat que plus personne ne lisait depuis que la conversation vit côté serveur ont été retirés. Les serveurs HTTP posent un délai de lecture des en-têtes, pour qu'une connexion qui n'envoie jamais rien ne retienne pas de ressources.
Vos presets existants ne sont pas modifiés. Ceux dont la ligne est absente gardent le comportement d'avant, et l'éditeur ne prétend plus que le raisonnement y est coupé : il indique que rien n'est précisé et que le modèle décide. Basculez l'interrupteur une fois pour trancher.
## Mise à jour
@@ -50,4 +34,4 @@ Les trois compactions (début de tour, fin de tour, bouton manuel) déroulaient
ajean update
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Rien à migrer : presets, configuration et mémoire sont inchangés.
Puis, si vous utilisez l'accès distant, rechargez la page du portail pour prendre la nouvelle interface.