Moteur : mettre à jour llama.cpp sans reconstruire l'image

llama.cpp publie plusieurs versions par jour ; l'image de Loki ne se
reconstruit qu'à une mise à jour de Loki. Le moteur y était donc figé à
la date du dernier build, et le rattraper imposait un rebuild complet de
2,6 Go pour un composant qui en pèse 170 Mo. Le panneau « Moteur » ne le
disait même pas : il annonçait « rien à mettre à jour ici ».

Réglages → Moteur affiche maintenant la version qui tourne (bXXXXX et son
commit, lus dans la bannière du binaire — jusqu'ici invisibles ailleurs
que dans le journal du moteur) et la met à jour en un clic.

Où le moteur est pris. Pas dans les releases GitHub de llama.cpp : elles
ne contiennent AUCUN binaire CUDA pour Linux, et le mode « précompilé »
retomberait sur Vulkan, donc sur une régression pour une carte NVIDIA. La
seule distribution CUDA/Linux officielle et précompilée est l'image de
conteneur — celle-là même dont l'image de Loki hérite. On lit son
manifeste OCI et on ne télécharge que les couches qui portent /app, en
descendant du sommet : le runtime CUDA (2 Go) et la base système sont
déjà là. S'arrêter au binaire ne suffit pas — llama.cpp le range dans une
couche et ses .so dans la précédente — d'où une règle d'arrêt sur
« binaire + libggml-base + libllama », et un garde-fou de taille qui
interdit de descendre jusqu'au runtime.

Le moteur atterrit dans /data/engine/<version>/, donc sur le volume de
données : il survit à un docker compose pull. La variante (CUDA, Vulkan,
SYCL, MUSA, CPU) est déduite des backends ggml posés à côté du moteur
courant — le conteneur ne sait pas de quelle image il vient, et faire
retenir « server-cuda » à l'utilisateur serait un piège.

Le risque, et ce qui le couvre. La mise à jour apporte llama.cpp, pas le
runtime CUDA, qui reste celui de l'image : un llama.cpp compilé pour un
CUDA plus récent ne chargerait pas son backend GPU. Le symptôme serait
silencieux — tout marche, mais sur le processeur. Le nouveau moteur est
donc lancé à blanc avant toute bascule ; il est refusé s'il ne démarre
pas, ET s'il ne voit plus aucune carte alors que le moteur courant en
voyait. Dans les deux cas le moteur courant n'est pas touché, et celui de
l'image reste intact : « revenir au moteur de l'image » y ramène en un
clic, sans réseau.

Vérifié de bout en bout contre le vrai ghcr.io (166 Mo, 7 s, toutes les
bibliothèques et leurs liens de version présents) et, pour les chemins
d'échec, contre un faux registre.

LOKI_OCI_REGISTRY permet de viser un miroir quand ghcr.io n'est pas
joignable.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01LPyFxVHNAN9u5pVzSYMwjd
This commit is contained in:
Claude committed 2026-08-16 20:43:47 +00:00
1 parent e1d0e8f04a
commit b378311873
13 files changed
+1634 -22

No files matched your search

+39 -1
View File
@@ -241,7 +241,7 @@ Retirées par ce fork :
|---|---|---|
| Installation | binaire + `sudo ajean install` (systemd) | `docker compose up` |
| Moteur llama.cpp | compilé sur la machine (`ajean llamacpp install`) | image officielle llama.cpp (`server-cuda`), précompilée |
| Panneau « Moteur » | propose d'installer/compiler | annonce le moteur fourni par l'image, sans proposer d'install |
| Panneau « Moteur » | propose d'installer/compiler | affiche la version qui tourne et la met à jour en un clic (sans rebuild) |
| Supervision moteur | systemd / launchd / PID (Windows) | fichier PID (`LOKI_CONTAINER=1`) |
| Configuration initiale | `ajean edit` ($EDITOR) | entrypoint + `loki config set` |
| Choix du modèle | lien Hugging Face collé à la main | recherche intégrée + verdict VRAM + projecteur lié |
@@ -274,6 +274,44 @@ docker build --build-arg LLAMACPP_IMAGE=ghcr.io/ggml-org/llama.cpp:server-cuda-b
Aucune compilation de llama.cpp n'a lieu : le moteur est maintenu et
précompilé par l'équipe amont (toutes architectures GPU courantes).
## Mettre à jour llama.cpp sans reconstruire l'image
llama.cpp publie plusieurs versions par jour ; l'image de Loki, elle, ne se
reconstruit qu'à une mise à jour de Loki. Le moteur y était donc figé à la date
du dernier build, et le rattraper imposait un rebuild complet (2,6 Go) pour un
composant de 170 Mo.
**Réglages → Moteur** affiche désormais la version de llama.cpp qui tourne
(`b10450`, avec son commit) et deux boutons :
- **vérifier la version** — interroge le registre et dit s'il existe plus récent ;
- **mettre à jour le moteur** — télécharge `llama-server` et ses bibliothèques
depuis l'image officielle, `ghcr.io/ggml-org/llama.cpp:server-cuda`.
Ce qui est téléchargé n'est **pas l'image** : un manifeste OCI liste ses couches,
et seules celles qui portent `/app` sont récupérées (~170 Mo). Le runtime CUDA
(2 Go) et la base système sont déjà dans l'image de Loki. Le moteur atterrit dans
`/data/engine/<version>/`, donc sur le volume de données : il survit à un
`docker compose pull`.
La variante est déduite du moteur en place (CUDA, Vulkan, SYCL, MUSA ou CPU) :
une installation Vulkan ne se verra jamais proposer une image CUDA.
**Le garde-fou.** La mise à jour apporte llama.cpp, pas le runtime CUDA, qui
reste celui de l'image. Un llama.cpp compilé pour un CUDA plus récent ne
chargerait pas son backend GPU ici — et le symptôme serait silencieux : tout
fonctionne, mais sur le processeur. Le nouveau moteur est donc lancé à blanc
avant toute bascule ; s'il ne démarre pas, ou s'il ne voit plus aucune carte
alors que le moteur courant en voyait, la mise à jour est refusée et le moteur
courant n'est pas touché. Le moteur livré par l'image reste par ailleurs intact :
**revenir au moteur de l'image** y ramène en un clic, sans réseau.
Quand cette limite est atteinte pour de bon (CUDA majeur trop ancien), la
solution reste le rebuild avec un `LLAMACPP_IMAGE` récent, ci-dessus.
Derrière un miroir de registre ou un réseau qui n'atteint pas ghcr.io :
`LOKI_OCI_REGISTRY=https://mon-miroir.interne` dans l'environnement du conteneur.
## Licence
MIT — © les contributeurs d'AJEAN (« Jean contributors ») pour le code amont,