Créer un salarié demandait cinq champs. Le contrat, la déclaration et le
registre en réclament une vingtaine, et rien ne permettait de les saisir :
le sexe, le nom de naissance, le pays et le département de naissance, la
situation de famille, les personnes à charge, le téléphone fixe, le
complément d'adresse et l'heure d'embauche n'existaient pas en base.
La migration les ajoute, toutes facultatives : un dossier incomplet doit
pouvoir exister — c'est au registre de signaler ce qui lui manque, pas à
la base de refuser l'embauche. Seul l'envoi des plannings par SMS fait
exception : c'est un consentement, donc faux par défaut, la charge de la
preuve pesant sur l'employeur.
Le pays et le département de naissance sont des colonnes à part et non une
commune saisie librement : la déclaration sociale les demande séparément,
et les rétro-extraire échouerait au premier « Bar-le-Duc (Meuse) ».
Le formulaire devient un panneau latéral : une trentaine de champs posés
au centre masquaient l'annuaire, et on embauche en regardant qui est déjà
là. Le matricule y est proposé à la suite du dernier, attribué dans la
transaction pour que deux embauches simultanées ne tombent pas sur le même
rang. Le nom de naissance vaut le nom de famille quand il n'en diffère
pas, plutôt que d'imposer une ressaisie à l'immense majorité des dossiers.
Le responsable hiérarchique et la politique RTT se posent enfin à
l'embauche : les deux modèles existaient sans qu'aucun écran ne les
alimente.
Le registre unique du personnel gagne sa colonne « sexe » et se tient
désormais au nom de naissance — le nom d'usage peut changer sans que la
personne change.
Migration écrite et validée contre le schéma, non appliquée : aucune base
n'était ouverte ici. À passer avec `pnpm db:migrate`.
Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
Le formulaire d'embauche, posé au bas de la liste, occupait plus de place
que l'effectif qu'on vient consulter — une quinzaine de champs déployés en
permanence pour un geste occasionnel. Il s'ouvre désormais en modale,
depuis le bouton d'en-tête.
`<dialog>` natif plutôt qu'un panneau maison : le piège de focus, la
fermeture par Échap et le fond inerte viennent avec, et une `<div>` doit
les réimplémenter sans jamais les tenir tout à fait.
Le tableau perd sa carte et ses fonds : une liste de personnes se lit
mieux sans cadre autour. Les colonnes suivent l'annuaire de référence —
collaborateur, rôle, email, mobile, rattachement, invitation. Le contrat
quitte le tableau, où il doublait le filtre qui le cherche déjà ; son
absence reste signalée là où elle compte, dans le rattachement.
Le décompte ne s'affiche plus que filtré : « 87 salariés » au-dessus de 87
lignes n'apprend rien.
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Créer un salarié demandait quatre champs et produisait un dossier vide :
sans contrat il n'apparaît sur aucune grille et ne se déclare pas, sans
équipe il ne s'ordonne nulle part — et jusqu'ici aucun écran ne permettait
de rattraper l'un ni l'autre.
Le contrat est proposé coché, et reste décochable : un remplaçant se
saisit parfois avant que son établissement soit tranché.
Dossier, contrat et rattachement entrent dans la même transaction. Créés
séparément, un incident au milieu laisserait exactement le dossier
incomplet que ce changement vise à supprimer.
Ouvrir un contrat reste une capacité distincte de celle de créer un
dossier : un gestionnaire d'annuaire n'engage pas l'entreprise. Le refus
le dit, et propose de créer le salarié sans contrat.
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La fiche empilait tout sur une page, en lecture seule. Le dossier personnel
existait pourtant en base — date et lieu de naissance, nationalité, adresse,
contact d'urgence, NIR et IBAN chiffrés — sans qu'aucun écran ne l'écrive :
un salarié créé restait un dossier vide que rien ne permettait de remplir.
Cinq onglets, cinq routes : une fiche s'envoie par lien et se rouvre au même
endroit. Le bandeau porte ce qui ne change pas d'un onglet à l'autre, et le
gabarit le tient une fois pour toutes.
Deux points d'écriture et non un seul. L'état civil et les coordonnées
demandent `members.edit` ; le NIR, l'IBAN et le BIC exigent en plus de
pouvoir les lire. Fondus dans un même formulaire, un profil habilité à
modifier mais pas à lire aurait renvoyé des champs vides — et effacé ce qui
ne lui avait jamais été montré. Le journal retient qu'ils ont été renseignés,
jamais leur valeur.
Les parcours qui déposaient une pièce ou ouvraient un accès passent
désormais par l'onglet qui les porte.
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Les migrations échouaient sur « Authentication failed for planflow_app ». Le
script qui crée ce rôle était monté dans /docker-entrypoint-initdb.d, lequel ne
s'exécute qu'à la **toute première** initialisation du volume : une pile dont le
volume existait déjà — créé par une tentative antérieure — n'a jamais vu passer
le rôle. Je l'avais noté dans le README au lieu de le traiter.
Un service `db-init` rejoue désormais le script à chaque démarrage, et le script
est rendu rejouable : il crée le rôle ou aligne son mot de passe, transfère la
propriété de la base, du schéma et des objets déjà présents. Les identifiants du
superutilisateur restent dans ce service ; les confier au conteneur applicatif
lui donnerait de quoi contourner la row-level security, ce que tout ce montage
cherche à empêcher.
Éprouvé sur une base créée par le superutilisateur, comme celle du client :
rôle posé en NOSUPERUSER NOBYPASSRLS, propriétaire de la base et des tables
préexistantes, capable de se connecter et d'exécuter du DDL ; les 22 migrations
s'appliquent ; la RLS le filtre — deux comptes visibles par le superutilisateur,
zéro par lui hors périmètre. Rejoué une seconde fois sans effet de bord.
Non vérifiable ici : l'authentification par mot de passe, mon cluster de
développement étant en mode `trust`.
Corrigé au passage une interférence entre tests : celui qui retire « Gérer les
rôles » aux rôles semés, pour atteindre le refus de verrouillage, s'exécutait en
parallèle de ceux qui s'appuient sur cette capacité et les faisait échouer par
intermittence. Le fichier passe en série.
Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Cr9dkEHwbDgkWPnyGj1Rjv
Critère d'acceptation de WP-01 resté sans écran : « un rôle personnalisé créé
par un client modifie effectivement l'accès, sans changement de code ». Le
catalogue de capacités existait, l'autorisation s'y adossait déjà, mais seul le
semis pouvait attribuer quoi que ce soit.
Deux dangers opposés, et il faut se protéger des deux. L'escalade d'abord : on
ne peut accorder qu'une capacité qu'on détient soi-même, sans quoi la première
personne autorisée à éditer un rôle s'accorde l'accès aux rémunérations en
trois clics et le catalogue ne sert plus à rien. Le retrait, lui, reste permis
même sur une capacité qu'on n'a pas — réduire un droit n'a jamais élargi le
sien, et l'interdire empêcherait de corriger un rôle trop large.
Le verrouillage ensuite : au moins un rôle doit conserver la gestion des
droits. La condition se juge sur l'ensemble des rôles après coup, non sur celui
qu'on édite — ce qui compte n'est pas que ce rôle-ci garde la capacité, mais
qu'un rôle la garde. Sans cela une organisation se fermerait dehors, et le seul
recours serait une intervention en base.
Un rôle naît sans aucune capacité : en hériter de celles de son créateur
distribuerait des droits que personne n'a demandés. Le niveau propriétaire se
délègue à part. Un rôle système ne se supprime pas, un rôle attribué non plus —
ses membres se retrouveraient dehors sans que personne l'ait décidé pour eux.
Le test va jusqu'au bout : créer le rôle, l'attribuer, se connecter, constater
qu'un écran s'ouvre et qu'un autre reste fermé. S'arrêter à « la case est
cochée » n'aurait rien dit du critère.
Trois défauts d'isolation des tests corrigés au passage, tous du même genre —
un état qui s'accumule d'une exécution à l'autre :
- la file des congés désignait « la première ligne de ce salarié » pour son
nettoyage, et tombait sur une ligne laissée par un passage antérieur ;
- l'écran de conservation tronquait à quarante pièces triées par ancienneté,
faisant disparaître les pièces échues derrière celles dont il n'y a rien à
dire — corrigé dans le produit, pas seulement dans le test ;
- le test de verrouillage de période consommait un mois par exécution sans
jamais le rendre.
Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Cr9dkEHwbDgkWPnyGj1Rjv