La table RetentionPolicy existait et cinq durées y étaient semées depuis la matrice ; rien ne les appliquait. Une durée déclarée que personne n'exécute est une conformité de papier. Aucune durée par défaut n'est appliquée, et c'est le point central : la matrice interdit explicitement d'aligner tout sur cinq ans. Un objet sans politique déclarée se conserve, et l'écran le signale plutôt que de le taire. Symétrie inverse, tout aussi importante : effacer faute de règle serait aussi fautif que garder indéfiniment. La justification est obligatoire au niveau du serveur. Une durée sans motif est une durée qu'on ne saura pas défendre le jour d'un contrôle. Les politiques sont effectif-datées comme le reste de l'application : une pièce déposée en mars relève de la règle en vigueur en mars. Sans cela, un durcissement rétroactif purgerait ce que la règle du moment autorisait à garder. La résolution va du précis au général — Document:SICK_NOTE avant Document — car un arrêt de travail et un contrat n'ont aucune raison de se conserver aussi longtemps. Trois refus distincts plutôt qu'un seul : absence de politique, conservation suspendue à titre probatoire, échéance non atteinte. Les confondre sous « rien à purger » empêcherait de vérifier que la conservation est réellement tenue. Un quatrième existe : employee_departure est déclaré mais non calculable, PlanFlow ne modélisant pas de date de départ — purger sur une date inventée serait pire que ne pas purger, et l'écran l'affiche comme tel. La purge s'exécute en ligne de commande pour une tâche planifiée, la matrice demandant des purges automatiques ; un bouton qu'il faut penser à presser n'en est pas une. Elle passe par le client scopé et la RLS, compte par compte. Les tables append-only en sont exclues par construction : le journal d'audit doit survivre aux données qu'il décrit, sans quoi on ne pourrait plus démontrer que la purge a eu lieu. L'échéance affichée est dérivée de la politique, jamais stockée — même discipline que la péremption d'un export. Deux pièges rencontrés : un objet de composants exporté depuis un module client ne survit pas au passage par un composant serveur, React n'en recevant qu'un undefined ; et le minLength du navigateur masquait le contrôle serveur de la justification, que des espaces suffisent à contourner. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com> Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Cr9dkEHwbDgkWPnyGj1Rjv
8.4 KiB
PlanFlow
Gestion du personnel, des plannings et des temps, multi-établissements, auto-hébergée. La paie est exportée vers Silae ; PlanFlow ne produit ni bulletin ni DSN.
La spécification de construction est PLAN.md. Elle est normative : en cas d'écart entre le code et le plan, c'est le plan qui a raison, ou le plan qui doit être corrigé — jamais l'écart qui s'installe.
| Document | Rôle |
|---|---|
PLAN.md |
Spécification : périmètre, modèle de données, règles, lots de travail |
matrice-conformite-rh-france-2026.md |
Exigences réglementaires françaises, cotées P0/P1/P2 |
Audit Combo/ |
Audit fonctionnel du produit de référence |
État
Neuf lots livrés. Aucun écran ne lit plus de données de démonstration : le
répertoire src/lib/demo a disparu.
| Lot | Contenu |
|---|---|
| WP-00 | Socle : Next.js, PostgreSQL, CSP restrictive, CI, sauvegardes |
| WP-01 | Tenancy, identité, autorisation : RLS, audit append-only, 70 capacités, cinq rôles |
| WP-02 | Référentiels et registre de paramétrage juridique |
| WP-03 | Dossiers salariés, contrats et avenants, forfait jours |
| WP-04 | Planning : quatre vues, publication par équipe, impression |
| WP-05 | Moteur de règles de convention, effectif-daté |
| WP-06 | Absences, registre de compteurs, calendrier |
| WP-07 | Heures prévu/réalisé/payé, périodes de paie verrouillables |
| WP-08 | Export Silae, format relevé sur un export réel du dossier |
| WP-09 | Tableau de bord RH : indicateurs explicables |
Restent WP-10 (documents) et WP-11 (communication, optionnel), ainsi que deux points nommés à l'intérieur des lots livrés : la régularisation automatique sur la période suivante et l'information au retour d'arrêt.
Ce qui attend une décision du client
Ces points sont des signaux d'arrêt au sens de PLAN.md : ils ne se
devinent pas.
- Les codes d'absence Silae (
AB-100,AB-200,AB-300,AB-630) : leur existence est connue, leur signification non. L'export refuse de tourner tant que la correspondance n'est pas confirmée. - Le régime dominical applicable aux magasins, qui détermine si la majoration de 100 % et le repos compensateur sont les bonnes contreparties.
- Les règles applicables aux mineurs, sans source primaire au dossier.
Démarrer
Avec Docker
cp .env.example .env
# Renseigner POSTGRES_PASSWORD et ENCRYPTION_KEY (voir ci-dessous)
docker compose up --build
L'application écoute sur http://localhost:3000. Les migrations s'appliquent au démarrage du conteneur.
En local
Nécessite Node 22, pnpm 10 et un PostgreSQL 16 accessible.
pnpm install
cp .env.example .env # renseigner DATABASE_URL et ENCRYPTION_KEY
pnpm db:generate
pnpm db:deploy
pnpm dev
Clé de chiffrement
ENCRYPTION_KEY chiffre au repos les colonnes sensibles exigées par le plan (§3.6) : NIR, IBAN, BIC.
openssl rand -base64 32
Elle vit hors de la base : une sauvegarde volée ne doit pas suffire à lire ces colonnes. La perdre rend ces données irrécupérables — la sauvegarder séparément et documenter sa rotation. Elle chiffre également les secrets de second facteur et le mot de passe du serveur d'envoi.
Second facteur — accès de secours
Les rôles qui lisent les rémunérations ou distribuent les droits doivent porter un second facteur (matrice n° 15) : tant qu'il n'est pas activé, l'application ne leur ouvre aucun écran. Chaque activation délivre dix codes de secours, affichés une seule fois.
PlanFlow étant auto-hébergé, il n'y a pas d'éditeur à appeler si un administrateur perd à la fois son téléphone et ses codes. Le retrait se fait alors depuis le serveur :
pnpm mfa:reset adresse@example.fr
Le retrait révoque les sessions ouvertes et s'inscrit au journal d'audit. Il n'est délibérément pas exposé dans l'application : l'exécuter demande déjà un accès au serveur, c'est-à-dire davantage que ce que le second facteur protège.
Durées de conservation
Aucune durée n'est appliquée par défaut : la matrice interdit d'aligner tout sur cinq ans, et un objet sans politique déclarée se conserve. Les durées se déclarent dans Réglages → Durées de conservation, chacune avec sa justification — elle devra être défendue lors d'un contrôle.
La purge doit tourner périodiquement, par exemple en cron :
pnpm retention:purge --dry # inventaire, n'efface rien
pnpm retention:purge # efface les pièces échues, compte par compte
Une conservation à titre probatoire (legal hold) suspend la purge des objets qu'elle vise, quelle que soit leur échéance. Les journaux d'audit y échappent par construction : ils doivent survivre aux données qu'ils décrivent, sans quoi il deviendrait impossible de démontrer que la purge a eu lieu.
Vérifier
pnpm verify # typecheck + lint + tests unitaires
pnpm test:e2e # build, serveur standalone, tests de bout en bout
pnpm verify est ce que la CI exécute sur chaque pull request, suivi du build et des tests end-to-end.
Configuration de la base — à ne pas rater
L'application ne doit pas se connecter en superutilisateur PostgreSQL.
Un superutilisateur contourne la row-level security, y compris déclarée en FORCE. Connecter PlanFlow avec un tel compte désactive silencieusement la seconde couche d'isolation multi-tenant : les requêtes fonctionnent, les tests applicatifs passent, et rien n'indique que la protection a disparu — jusqu'au jour où quelqu'un lit les données d'un autre établissement.
CREATE ROLE planflow_app LOGIN PASSWORD '…' NOSUPERUSER NOBYPASSRLS;
GRANT USAGE ON SCHEMA public TO planflow_app;
GRANT SELECT, INSERT, UPDATE, DELETE ON ALL TABLES IN SCHEMA public TO planflow_app;
Les migrations, elles, s'appliquent avec un compte propriétaire distinct.
L'application vérifie ce point au démarrage : elle refuse de démarrer en production sur une base mal configurée, et se contente d'un avertissement en développement. GET /api/sante expose l'état sous tenantIsolation.
Choix structurants
Aucun traceur tiers. L'audit du produit de référence a intercepté 2102 requêtes de traçage — Segment, LinkedIn Ads, Google Ads, DoubleClick, Clarity, Hotjar — et aucune requête métier. Une application RH ne doit pas envoyer un contexte de navigation portant sur des salariés identifiables à des régies publicitaires. Deux garde-fous rendent la règle vérifiable plutôt que déclarative :
- une Content-Security-Policy qui ne nomme aucune origine externe, posée par requête avec un nonce (
src/proxy.ts) ; - un test qui échoue si une dépendance de traçage apparaît dans
package.json.
Pour de la télémétrie technique, passer par une interface abstraite auto-hébergée.
Le serveur testé est celui qui est déployé. Les tests end-to-end lancent le serveur standalone, celui que l'image Docker exécute — pas next dev, dont la politique de sécurité est volontairement plus permissive.
Structure
src/
├── app/ écrans (App Router)
├── lib/
│ ├── env.ts contrat d'environnement, validé à l'import
│ └── security/csp.ts politique de sécurité, fonction pure et testable
├── server/
│ ├── db.ts client Prisma — le scoping multi-tenant s'y greffe au WP-01
│ └── health.ts
└── proxy.ts en-têtes de sécurité par requête
prisma/ schéma et migrations
tests/
├── unit/ Vitest
└── e2e/ Playwright
Écarts assumés par rapport au plan
Trois choix diffèrent de ce qu'annonçait PLAN.md §2, et le plan a été mis à jour en conséquence.
| Sujet | Plan initial | Retenu | Raison |
|---|---|---|---|
| Next.js | 15 | 16.3 | Version stable courante ; démarrer un greenfield une majeure en retard n'a pas de contrepartie. |
| Authentification | Auth.js v5 | Sessions maison en base | Auth.js v5 est encore en beta. Le besoin se limite à identifiants et invitation, sans OAuth, et la matrice de conformité (n° 23) impose la révocation de session — immédiate avec des sessions en base, malaisée avec des jetons JWT. |
| Convention Next | middleware.ts |
proxy.ts |
Next 16 a renommé la convention ; middleware est déprécié. |