En découpe par couches (défaut), chaque carte traverse ses couches à son
tour. En mode tensor, chaque couche est coupée entre les cartes, qui
additionnent ensuite leurs morceaux : décodage plus rapide d'après
l'amont, prefill nettement plus lent. Sur deux GeForce en PCIe et une
boucle d'agent qui relit beaucoup, rien n'est acquis : expérimental,
off par défaut, et une longue liste de refus propres plutôt qu'un
moteur qui meurt en boucle. Sans la clé, ligne et environnement
identiques à l'octet près (test).
- détection : la liste littérale {none,layer,row,tensor} dans l'aide du
moteur — « tensor » seul y est partout (--tensor-split) ; absente =
aucun compagnon posé, note au journal
- GGML_CUDA_ALLREDUCE=internal sauf choix de l'environnement : NCCL
compresse en BF16 les réductions du prefill (avec perte) ; nccl
gardé s'il est posé, avec un avertissement ; note NCCL indisponible /
P2P à poser soi-même
- -ngl all, -ts au prorata de la VRAM totale (--list-devices, ordre du
moteur, --device compris), -fa on : chacun seulement si EXTRA_ARGS ou
une LLAMA_ARG_* ne l'a pas déjà ; CTX explicite exigé
- refus : KV autre que f16/bf16/f32 (KV_TYPE*, -ctk/-ctv, LLAMA_ARG_*,
jamais réécrit), --backend-sampling, -fa off, -sm à la main, poids ou
KV sur CPU, NGL partiel, SPEC, SIDE_SLOT, une seule carte ou non CUDA,
architectures exclues par llama.cpp et qwen4exp, preset externe
- pas de --fit en mode tensor : estimation poids + cache de CTX jetons
contre 90 % de la VRAM, refus au-delà, CTX jamais réduit
- files CUDA, CUDA_GRAPH_OPT et FIT_TARGET voient le -sm tensor ;
SLOT_PERSIST refusé avec la clé ; diagnostic du journal pour les
échecs propres au mode tensor
- README et configTemplate
Co-Authored-By: Claude Opus 5.5 <noreply@anthropic.com>
Loki — assistant IA local en conteneur (fork d'AJEAN)
Loki est un fork de AJEAN de nathaninline, sous licence MIT — voir
NOTICE.mdetLICENSE. L'essentiel du code et des fonctionnalités vient d'AJEAN ; ce fork le rebaptise et le fait tourner dans un conteneur Docker GPU autonome, là où l'amont s'installe en binaire + systemd sur la machine hôte.
Loki fait tourner un modèle de langage 100 % en local : discussions multiples, mémoire persistante, accès internet, captures de pages web, outils MCP, agent (shell, fichiers) — serveur d'inférence llama.cpp compris, dans une seule image.
Architecture
┌────────────────── conteneur loki ──────────────────┐
│ loki web (UI + API, port 8090, premier plan) │
│ │ pilote (fichier PID — pas de systemd) │
│ loki serve ──exec──► llama-server (CUDA, :8080) │
│ ▲ modèles .gguf │
│ chromium (Playwright) — captures de pages web │
│ /data (config, bbolt, presets, mémoire, │
│ workspace par discussion, modèles) │
│ /models (GGUF déposés à la main) │
└────────────────────────────────────────────────────┘
- Un seul conteneur : l'UI joint le moteur sur
localhost(contrainte héritée de l'amont), les deux partagent donc le même conteneur. - Sans systemd : l'amont pilote le moteur via systemctl ; en conteneur,
Loki bascule automatiquement sur une supervision par fichier PID
(
internal/loki/sys_service_container.go). Changer de modèle depuis l'UI redémarre le moteur normalement. - Le moteur (port 8080, non authentifié par défaut) n'est pas exposé ; seule l'UI (8090) l'est.
Démarrage rapide (Docker, GPU NVIDIA)
Pré-requis : pilote NVIDIA + NVIDIA Container Toolkit.
cp .env.example .env
docker compose up --build # quelques minutes : llama-server vient précompilé
# de l'image officielle llama.cpp (server-cuda)
Interface : http://localhost:8090 — installe un modèle depuis la recherche Hugging Face intégrée (voir ci-dessous), il démarre tout seul.
Installer un modèle
Dans l'éditeur de preset, Chercher un modèle interroge Hugging Face et ne
remonte que les dépôts GGUF. Choisir un dépôt déplie ses quantifications avec
leur taille et un verdict mémoire (ok / juste / trop) calculé sur la VRAM
réellement détectée — ou sur la RAM système s'il n'y a pas de GPU. C'est une
estimation : le coût exact du cache KV dépend de l'architecture du modèle, que
la seule liste des fichiers ne révèle pas.
Si le dépôt publie un projecteur vision (mmproj-*.gguf), Loki propose de
l'installer avec le modèle et remplit le champ Vision du preset. C'est le
seul moyen fiable d'avoir la vision : un projecteur encode dans l'espace latent
de son modèle, donc un mmproj pris dans un autre dépôt donne un moteur qui
démarre et ne voit rien. Quand le dépôt n'en publie pas, Loki le dit plutôt que
d'aller en chercher un ailleurs.
Deux repères pour choisir un dépôt :
unsloth/*publie des quantifications Dynamic (UD-Q4_K_XL,UD-IQ3_XXS…) qui gardent en plus haute précision les tenseurs sensibles : à taille égale, elles se tiennent mieux qu'unQ4_K_Mclassique.ggml-org/*est le dépôt de référence de l'équipe llama.cpp — c'est en général là que le projecteur vision est publié en premier.
Le champ Télécharger un modèle reste disponible pour coller un lien direct
(dépôt privé, fichier hors des conventions). Un dépôt à accès restreint demande
la variable d'environnement HF_TOKEN.
Certains dépôts sont à accès restreint (« gated ») : leur arborescence se lit
sans rien, mais chaque .gguf répond 401 tant que les conditions du dépôt
n'ont pas été acceptées sur huggingface.co et qu'un jeton n'est pas fourni.
Loki les marque « accès restreint » dès la liste des résultats et rappelle le
geste à faire, plutôt que de laisser choisir une quantification pour échouer au
lancement du transfert.
Le jeton se règle dans l'interface : éditeur de preset → Modèle → Jeton
Hugging Face. Il est vérifié auprès de Hugging Face avant d'être enregistré
(le compte associé s'affiche), rangé avec les autres secrets sous /data — donc
il survit aux redémarrages et aux changements de preset — et il sert aussi bien à
la recherche qu'au téléchargement. À défaut, la variable d'environnement
HF_TOKEN reste lue comme avant ; le jeton enregistré dans l'interface a la
priorité. Un jeton en lecture suffit (huggingface.co/settings/tokens), et il
n'est envoyé qu'aux adresses Hugging Face.
Installation sur Unraid
L'image est construite et publiée par GitHub Actions sur GHCR
(ghcr.io/r0m1k3/loki:latest) à chaque push sur main — aucun build sur
Unraid. Compose prêt à l'emploi : docker-compose.unraid.yml.
- Installe le plugin Nvidia Driver (Apps) et vérifie
nvidia-smi. - Crée les dossiers :
mkdir -p /mnt/user/appdata/loki/data /mnt/user/appdata/loki/models - Plugin Compose Manager → nouvelle stack → colle
docker-compose.unraid.yml→ Compose Up. - Interface :
http://<ip-unraid>:8090.
Configuration
Tout se règle dans l'UI (modèle, contexte, presets…) et survit aux
redémarrages (volume /data). Variables d'environnement du conteneur :
| Variable | Rôle | Défaut |
|---|---|---|
LOKI_WEB_PORT |
port de l'UI | 8090 |
LOKI_MODEL |
modèle initial (semé au 1er boot seulement) | — |
LOKI_CTX |
taille de contexte initiale | 32768 |
LOKI_NGL |
couches GPU initiales | 999 (tout) |
LOKI_HOME |
données (volume) | /data |
LOKI_MODEL_DIRS |
dossiers .gguf additionnels | /models |
HF_TOKEN |
jeton Hugging Face, pour les dépôts à accès restreint (repli : le jeton réglé dans l'UI prime) | — |
LOKI_CHROME |
binaire du navigateur piloté (contrôle du navigateur) ; par défaut le Chromium de Playwright de l'image | — |
LOKI_CU_HEADFUL |
1 : ouvre une vraie fenêtre au lieu du mode headless (machine avec écran) |
— |
LOKI_TRUSTED_HOSTS |
noms de domaine autorisés à servir l'UI sans clé de pilotage (reverse proxy), séparés par des virgules | — |
Accès par nom de domaine. Sans clé de pilotage, l'API n'accepte que les
hôtes locaux (IP, localhost, nom sans point, .local/.lan…) et refuse
toute requête venue d'un autre site : une page web ouverte dans un navigateur
du réseau ne peut plus piloter Loki en douce (ni par DNS rebinding). Derrière
un reverse proxy (loki.mondomaine.fr), définir une clé
(docker exec -it loki loki set-web-key) ou lister le nom dans
LOKI_TRUSTED_HOSTS.
En CLI dans le conteneur : docker exec -it loki loki status (aussi :
logs, restart, config, bench, test…).
Données et persistance
Tout l'état vit sous /data (= LOKI_HOME). Si ce chemin n'est pas un
volume monté sur l'hôte, il disparaît au premier docker compose down — presets
et modèles compris.
| Chemin | Contenu |
|---|---|
/data/loki.db |
base bbolt : préférences, discussions, mémoire des réglages |
/data/presets/ |
un .env par preset (modèle, contexte, NGL, vision…) |
/data/models/ |
modèles téléchargés depuis l'interface |
/data/memory/ |
pages de mémoire persistante (.md) — joignables uniquement par les outils mem_*, pas au shell ; chiffrées si le chiffrement est actif |
/data/backups/memory/ |
snapshots de la mémoire pris avant chaque opération qui touche à tout |
/data/scripts/ |
scripts durables de l'agent, hors du workspace jetable (planifiables sans modèle) |
/data/workspace/ |
racine du dossier de travail de l'agent |
/data/workspace/discussions/<id>/ |
fichiers d'UNE discussion : dépôts, captures, ce que l'agent y écrit |
/data/loki-engine.log |
journal de llama-server (aussi via loki logs) |
/models |
GGUF déposés à la main depuis l'hôte (volume séparé, LOKI_MODEL_DIRS) |
Vérifier que le volume est bien là :
docker inspect loki --format '{{range .Mounts}}{{.Source}} → {{.Destination}}{{println}}{{end}}'
Sur Unraid, garde le même chemin hôte d'un lancement à l'autre : /mnt/user/…
(partage, via FUSE) et /mnt/cache/… (disque de cache) désignent des
emplacements différents dès que le partage n'est pas en cache-only ou que le
mover est passé. Le compose fourni utilise /mnt/user/appdata/loki/….
Performance sur Unraid. /mnt/user/… passe par shfs, la couche FUSE des
partages : chaque écriture de loki.db et chaque page d'un gros modèle relue
depuis le disque (MoE plus gros que la RAM, mmappé) traverse un démon en espace
utilisateur, ce qui ralentit le décodage. Loki le détecte au démarrage
(fuse.shfs dans /proc/self/mountinfo) et l'affiche en encart d'information —
rien n'est perdu ni altéré. Pour l'éviter :
- recommandé — partages en Exclusive access (Unraid 6.12+). Ce n'est
pas une case mais un état : Global Share Settings → Permit exclusive
shares = Yes, puis le partage
appdata(et celui des modèles) entièrement sur un pool — mover d'abord vers le pool, ensuite Secondary storage = None — jusqu'à lire Exclusive access : Yes sur la page du partage. Redémarre le conteneur : le chemin/mnt/user/…ne change pas, FUSE est court-circuité ; - avancé — mappe
/mnt/<ton-pool>/appdata/loki/…(ex./mnt/cachesi ton pool s'appellecache), avec une migration manuelle :Compose Down,rsync -ade l'ancien dossier vers le nouveau, puis modification des deux lignesvolumes. Un/mnt/<pool>inexistant atterrit dans la RAM d'Unraid (données perdues au redémarrage, serveur saturé par un modèle de 80 Go), et changer le chemin sans migrer donne un/datavide.
Tu perds modèles, discussions et fichiers à chaque redémarrage ? C'est le
signe que /data n'est pas monté : le conteneur écrit alors dans sa couche
éphémère, détruite à chaque recréation (mise à jour d'image, compose down,
redémarrage de l'array). Vérifie avec la commande docker inspect ci-dessus :
il doit y avoir une ligne … → /data et une … → /models. S'il n'y en a
pas, ton conteneur a été lancé sans mapping (template Docker Unraid incomplet,
docker run sans -v) — recrée-le avec les volumes du compose fourni. Depuis
cette version, Loki le détecte au démarrage : bandeau rouge dans l'UI et
avertissement en tête du journal du conteneur.
Autre piège au redémarrage du serveur : Docker relance les conteneurs
restart: unless-stopped avant que le plugin Nvidia Driver ait chargé ses
modules. Le journal montre alors des ERROR: init … result=11 et le moteur
démarre sans GPU. Un docker restart loki une fois le pilote prêt suffit.
Fonctionnalités
Héritées d'AJEAN :
- Tchat avec streaming, raisonnement visible, pièces jointes, export de
conversations. La vision demande un modèle multimodal et son projecteur
mmproj— voir Installer un modèle. Toute image envoyée au modèle (pièce jointe,see_image, capture) est d'abord redressée — l'orientation EXIF d'une photo de téléphone est cuite dans les pixels, sinon le projecteur, qui ignore l'EXIF, la voyait couchée — et ramenée sous 1568 px de grand côté, taille au-delà de laquelle le base64 grossit sans rien apprendre de plus au modèle. - Mémoire persistante (
memory off|ondemand|always). - Accès internet : recherche + lecture de pages, moteur Go intégré ou Crawl4AI pour les pages JS.
- Agent : shell, fichiers, workspace (
agent on). - Contrôle du navigateur (
computer on, ou Réglages → Contrôle du navigateur) : l'IA pilote un Chromium — celui de Playwright, déjà dans l'image — par le protocole DevTools. Elle ouvre une page, en reçoit les éléments interactifs numérotés ([12] bouton « Se connecter ») et agit par numéro :browser_open,browser_snapshot,browser_find,browser_click,browser_type,browser_key,browser_scroll. Aucune vision requise — ça marche avec de petits modèles texte. Avec un projecteurmmprojchargé s'ajoutentbrowser_screenshot(image quadrillée tous les 100 px) etbrowser_click_xy, pour ce que l'arbre d'accessibilité ne montre pas (canvas, bandeau en iframe). Ce sont des actions réelles sur le web : l'interrupteur est distinct de l'accès internet et n'agit qu'en mode agent, au même niveau de confiance quebash. La session navigateur est unique et réutilisée entre les appels ; couper l'interrupteur la ferme. - Serveurs MCP : Node.js (
npx) et uv (uvx) sont inclus dans l'image, pour les serveurs écrits en JavaScript comme en Python. Au premier lancement,npx/uvxtéléchargent le paquet du serveur — Loki attend jusqu'à 3 minutes ce coup-là (au lieu d'échouer sur « context deadline exceeded ») ; les lancements suivants partent du cache en quelques secondes. - Tâches planifiées : une consigne que l'IA exécute toute seule, sur une
fréquence réglable (« toutes les 2 h », « tous les jours à 9 h », ou une
expression cron). Chaque tâche tourne isolée des discussions — elle n'écrit
pas dans le fil, travaille dans son propre dossier (
workspace/tasks/<id>/) et livre son résultat par les outils de l'IA (mail via MCP, shell, fichiers…) ; le compte-rendu du dernier passage est visible dans sa fiche, et réinjecté au passage suivant pour la continuité. Réglages par tâche : preset (donc modèle) à activer avant l'exécution, accès mémoire et web. Un interrupteur maître suspend tout d'un coup. Sans mode agent, une tâche s'exécute mais n'a aucun outil pour agir — l'interface le dit. Une seule inférence tourne à la fois : une tâche attend son tour, et le bouton stop du chat l'interrompt. Deux types de tâche : une consigne IA, ou un script seul — un fichier du dossier/data/scriptslancé directement, sans charger le modèle ni consommer un token (sauvegarde, synchro, nettoyage n'ont rien à demander à un LLM). Ce dossier vit hors du workspace : vider une discussion, ou la supprimer, n'y touche pas. L'IA elle-même dispose des outilstask_create,task_list,task_updateettask_delete— elle peut donc se poser ses propres rappels et veilles — cloisonnés par projet : dans un projet, elle ne voit et ne pilote que les tâches de ce projet. - Notifications (Web Push) : le serveur prévient le navigateur à la fin
d'une réponse et à la fin d'une tâche planifiée, même l'app fermée ou le
téléphone verrouillé — c'est le serveur qui pousse, pas la page (un onglet
caché relâche son flux). L'interrupteur est dans Réglages → Mode agent, à
armer sur chaque appareil (l'abonnement appartient au navigateur). Exige
HTTPS ou localhost ; sur iPhone, il faut d'abord ajouter Loki à l'écran
d'accueil. Les clés VAPID sont générées à la première demande et rangées avec
le reste sous
/data; le corps de la notification reste générique (aucun extrait de réponse), puisqu'elle transite par Apple ou Google. - Chiffrement de la mémoire (Réglages → Mémoire) : pages mémoire, discussions, blocs archivés au compactage et trackers chiffrés en AES-256-GCM sur le disque. Chiffrement à enveloppe : une clé de données (DEK) tirée une fois, enfermée dans un coffre par une clé dérivée en Argon2id. Ce qui ouvre le coffre : la clé de pilotage de l'appareil (le serveur n'en garde qu'une empreinte — il ne peut pas ouvrir le coffre seul) ou une clé de récupération affichée une seule fois à l'activation. La DEK ne vit qu'en RAM : après un redémarrage à froid, la mémoire est verrouillée jusqu'à ce qu'un navigateur se reconnecte — verrouillée, Loki n'écrit jamais de clair par-dessus du chiffré, il refuse d'écrire. Règle tenue partout : rien n'est supprimé avant que son remplaçant ait été relu et vérifié, un snapshot est pris avant chaque bascule, et une migration interrompue reprend au démarrage.
- Sauvegarde chiffrée en fichier : exporter télécharge un paquet scellé (mémoire, presets, réglages) que importer rejoue sur un autre serveur avec la seule clé — de quoi remonter le conteneur ailleurs. C'est la sauvegarde de l'amont sans son relais : ici rien ne part sur un service tiers, le fichier reste chez toi.
- Interface en anglais (Réglages → Apparence → Langue) : la source reste
française et « English » applique un dictionnaire sur la coque — navigation,
intitulés, boutons, interrupteurs. Ce qui n'y figure pas reste en
français plutôt que d'afficher une clé technique, et le fil de discussion
n'est jamais touché : c'est ton contenu. Le dictionnaire s'enrichit sans
toucher au reste de l'interface (
ui/src/js/28-i18n.js). - Presets de configuration par modèle, bench, auto-détection GPU.
- Échantillonnage réglable par preset : température,
top_p,top_k,min_p, pénalités de présence et de répétition, dans l'éditeur de preset. Ces valeurs partent dans chaque requête au moteur, pas sur sa ligne de commande : les changer ne demande donc aucun redémarrage. Un champ laissé vide n'envoie rien et llama-server garde son défaut — utile parce que le défaut de llama.cpp (top_k 40, min_p 0.05) est rarement celui que recommande le modèle (Qwen3.8 en réflexion veut top_k 20, min_p 0, temp 1.0, top_p 0.95). - API OpenAI-compatible exposable, protégée par clé (voir ci-dessous — ce fork la sert autrement que l'amont).
Ajoutées par ce fork :
- Mode Code : chaque discussion a un sélecteur Chat | Code dans le pied
de la carte de saisie. En mode Code, Loki devient un agent de code : outils
read/grep/glob(lecture bornée, numéros de ligne — et un fichier doit avoir été LU avant d'être modifié), outils git (git_status,git_diff,git_clone— le clone atterrit dans le dossier de la discussion), jobs d'arrière-plan (bash_bg/bash_tailpour un serveur de dev ou un build long), et critères d'acceptation : le modèle pose le contrat (2-6 critères testables, éditables dans le panneau au-dessus de la saisie), puis une passe de vérification indépendante — même modèle, contexte isolé, seule habilitée à marquer un critère « passé » — contrôle le diff et relance la correction jusqu'à ce que tout passe (2 corrections max). Les fichiers modifiés passent au LSP (gopls, typescript-language-server, pyright — inclus dans l'image) : les erreurs de compilation reviennent dans le résultat de l'outil, sans lancer de build. Sécurité : commandes catastrophiques refusées (rm -rf /, mkfs, reboot…), chemins bornés au dossier de la discussion en mode Code. En mode Chat, un message qui ressemble à une tâche de code fait apparaître une puce « passer en mode Code ? » — suggestion, jamais bascule automatique. Conception reprise d'OpenFox (MIT), réécrite en Go — voirNOTICE.md. Sous-agents : l'outilsubagentdélègue une recherche (explorer), une relecture (code-reviewer) ou un découpage (planner) à un rôle qui travaille dans son propre contexte et ne rend que sa réponse. Sur un modèle local, c'est ce qui sauve la fenêtre : « trouve où est géré le cache » coûte dix lectures de fichiers, qui resteraient sinon dans l'historique jusqu'à la compaction alors que seule la réponse comptait. Tous les rôles délégués sont en lecture seule — ce qui modifie le dépôt reste dans le fil principal, sous tes yeux — et un sous-agent ne peut pas en appeler un autre. - Catalogue MCP : le panneau Serveurs MCP offre un bouton catalogue —
une vingtaine de serveurs connus (filesystem, git, fetch, memory, sqlite,
playwright, context7, github…) avec leur commande déjà renseignée, classés par
catégorie. Choisir une entrée n'installe rien : ça remplit le formulaire
d'ajout, tu relis la commande — qui s'exécutera sur cette machine — puis tu
enregistres. Le catalogue est un JSON embarqué dans le binaire
(
internal/loki/mcp_catalog.json), donc aucun appel à un annuaire distant : pour en proposer d'autres, édite ce fichier et recompile. Une entrée dont le runtime manque (npx/uvxabsent) le signale au lieu d'échouer plus tard, et celles qui réclament une clé d'API la rappellent avant l'enregistrement. - Intensité du raisonnement : un niveau — auto / aucune / basse / moyenne /
haute / maximale — envoyé à
llama-servercommereasoning_effort. Réglable dans la barre de saisie, parce que ça se décide en écrivant le message : le changement s'applique au message suivant, sans redémarrer le moteur. L'éditeur de preset garde le même réglage comme défaut du modèle ; appliquer un preset reprend donc la main sur le choix fait à la volée.nonecoupe le raisonnement ; les autres valeurs sont passées au gabarit jinja du modèle, ce qui ne change le comportement que des modèles qui les lisent (gpt-oss et apparentés) — ailleurs c'est ignoré sans erreur, et l'interface le dit plutôt que de promettre un effet. Aucun gabarit ne les connaît toutes (gpt-oss : basse/moyenne/haute ; Qwen3.8 : basse/moyenne/maximale) et certains refusent celles qu'ils ne connaissent pas, avec une erreur 500 qui tuait le tour : loki lit alors les niveaux annoncés par le refus, repli sur le plus proche (haute → maximale) et rejoue le message sans rien perdre de l'historique — une fois, puis la traduction est retenue pour ce modèle. La liste est grisée quand le raisonnement est coupé pour ce modèle. - Raisonnement renvoyé au modèle (clé
REASONING_ECHO, off par défaut,loki config set REASONING_ECHO on) : le raisonnement que le moteur local a séparé (reasoning_content) est gardé avec chaque message et renvoyé au même modèle. Les gabarits Qwen3.5/3.6 relisent alors les étapes d'une boucle d'outils avec leur réflexion — le format entraîné — au lieu de blocs vides, et le moteur ne recalcule plus le dernier message. AvecREASONING_PRESERVE=on(gabarits qui ont ce réglage, Qwen3.6), le préfixe reste stable d'un message utilisateur à l'autre ; Qwen3.5 n'en a pas, le gain y reste interne au tour. Contrepartie : plus de contexte par tour, donc compaction plus tôt. Jamais vers une API externe ni vers un autre modèle ; un prompt trop long est d'abord rejoué sans raisonnement, et un gabarit qui le refuse le suspend pour ce modèle jusqu'au redémarrage. - Bloc projet figé (clé
PROJ_SNAPSHOT, off par défaut,loki config set PROJ_SNAPSHOT on) : le contexte du projet (description, index mémoire, trackers,AGENTS.md) part en tête du premier message ; sans la clé il est reconstruit à chaque tour, et une page créée ou une valeur de tracker notée fait recalculer toute la conversation derrière lui. Avec la clé, chaque discussion garde une copie datée du bloc, envoyée à l'identique, et les changements arrivent en tête du message suivant dans un bloc<context_update>: pages ajoutées, modifiées, retirées, nouvelle ligne d'un tracker, et le texte complet d'une description ou d'unAGENTS.mdmodifié — rien n'est perdu, seul ce petit bloc est à calculer. Une ligne du prompt système (présente seulement avec la clé) dit au modèle que ces blocs viennent de Loki et que le plus récent l'emporte. Le bloc est repris tout neuf, et les anciens<context_update>retirés, quand le début du prompt change de toute façon : compaction, système ou outils modifiés (date, réglages), redémarrage de Loki, changement de modèle, de preset, de projet, de mode mémoire ou de mode Code — et dès que les mises à jour accumulées deviennent trop longues. Les tâches planifiées gardent le bloc à jour à chaque tour ; sans agent, rien du projet n'est envoyé ; un preset externe (API) n'est jamais concerné. Le titre, l'export JSON, le résumé de compaction et la passe de vérification ne voient pas ces blocs. - Préchauffage du prochain tour (clé
PREWARM, off par défaut,loki config set PREWARM on) : certains recalculs sont inévitables — prompt réécrit par une compaction, dernier message rendu autrement au tour suivant, discussion reprise après une tâche planifiée qui a pris le slot — et sans la clé ils retardent le premier mot du message suivant. Avecon, dès que le moteur local est libre après un tour ou une tâche, Loki lui envoie la requête du prochain tour, assemblée par les mêmes fonctions que la vraie (contenu vivant, rien de figé), suivie d'un message.et limitée à 1 jeton : le moteur calcule le préfixe pendant que tu lis, et le vrai message ne calcule plus que lui-même. Le jeton et le.sont jetés, rien n'est enregistré. Toute autre requête de Loki l'annule aussitôt, sauf un message dont la requête prolonge exactement le préfixe préparé (même historique, mêmes outils, mêmes réglages du gabarit). Jamais avec plus d'un slot (PARALLELou-npdansEXTRA_ARGS) — sauf les deux deSIDE_SLOT, où il prépare le slot de la discussion —, pendant un tour, une tâche, un bench, ni vers un preset externe.fullprépare aussi la discussion qu'on ouvre, si on y reste 3 s. Visible dans la télémétrie sousprewarm. Ce que voit le modèle ne change pas : au pire, le préchauffage ne sert à rien (moteur sans points de reprise aux messages utilisateur, image juste avant, agent ou web changé avant d'envoyer). - Compaction en continuation (clé
COMPACT_CONTINUATION, off par défaut,loki config set COMPACT_CONTINUATION on) : sans la clé, le résumé d'une compaction part dans une requête à part — un prompt de résumeur et une transcription des anciens tours — que le moteur local calcule à froid, des dizaines de secondes sur un 27B, des minutes sur un MoE. Avec la clé, quand le slot porte encore le prompt de la discussion, Loki renvoie la requête du tour telle qu'elle est partie (mêmes messages, outils, arguments du gabarit et intensité de raisonnement) suivie d'une seule demande de résumé : le moteur ne calcule que celle-ci. La demande désigne le premier message gardé tel quel, demande de tout résumer avant lui et de dater l'état d'avancement à cet endroit ; mêmes règles de résumé qu'avant (mode Code compris), même budget, température 0.2 sans l'échantillonnage du preset, réflexion coupée,tool_choiceànone. Ce qui est compacté, archivé et rangé ne change pas : la requête sert seulement à obtenir le résumé, et rien du prompt système ou du projet n'entre dans l'historique. Repli sur la transcription au moindre écart : autre requête passée par le slot depuis le tour (vérification du mode Code, sous-agent, tâche, préchauffage, bench, client/v1, autre discussion), moteur relancé sur un autre modèle ou une autre fenêtre, marge insuffisante dans la fenêtre, refus du moteur, appel d'outil émis, résumé vide ou fait de seul raisonnement ; un refus du gabarit ou un appel d'outil la suspend pour ce modèle jusqu'au redémarrage (gpt-oss à intensité haute peut épuiser le budget en réflexion : repli). La clé évite aussi un résumé voué au refus (même vide, il ne réduirait pas le contexte de 20 %) et, après un refus faute de réduction, n'en redemande pas avant que le contexte ait grossi de 10 % sur le même fil — sauf à 90 % de la fenêtre ou après une édition, une régénération ou un fil vidé. Le filet réactif (prompt refusé), le bouton « compacter », les tâches, les sous-agents et un preset externe gardent le chemin d'avant. Visible dans la télémétrie souscompact. - Images d'outils gardées (clé
KEEP_TURN_IMAGES, off par défaut, zone grise,loki config set KEEP_TURN_IMAGES on) : sans la clé, une image montrée par un outil (web_screenshot,browser_screenshot,see_image) n'est vue que pendant le tour ; au tour suivant elle manque à l'historique, et toute la boucle d'outils qui la suivait — souvent des dizaines d'étapes de navigation — est recalculée. Avecon, elle reste dans l'historique telle qu'envoyée, rangée par référence (chatimg/, chiffrée si la mémoire l'est), sous conditions : vision réellement active (projecteur chargé, revérifié à chaque tour — un preset sans vision n'en reçoit jamais) ; coût mesuré par le moteur (écart du nombre de jetons du prompt entre deux requêtes), et une image qu'on ne sait pas mesurer reste éphémère ; toutes les images gardées tiennent dans 10 % de la fenêtre, la première qui dépasse et celles qui la suivent dans le tour restent éphémères. Plus d'images gardées, c'est plus de contexte, donc une compaction (avec perte) plus tôt : toute compaction ou réduction forcée retire ces images d'abord (leur légende et une mention « image non gardée » restent) et ne résume ensuite que si c'est encore nécessaire ; rouvrir la discussion les retire aussi, comme les pièces jointes. Discussion seulement (ni tâche, ni sous-agent, ni vérification). Un preset externe n'est concerné que si sa vision est déclarée, et l'API refacture alors ces images à chaque tour. Le gain suppose que le moteur reprenne son cache au-delà d'une image ; sur un modèle hybride (Qwen3.5/3.6), dont les points de reprise ne suivent pas toujours une image, à vérifier dans la télémétrie (lostdu tour suivant) avant de l'adopter. Sans la clé, la requête est identique à l'octet près. - Rappel de budget dans le résultat d'outil (clé
NUDGE_IN_TOOL, off par défaut, zone grise,loki config set NUDGE_IN_TOOL on) : après un grand nombre d'appels d'outils dans un même tour, Loki rappelle au modèle de conclure, dans un message à part. Sur un gabarit dont le rendu change dès qu'un message s'ajoute (Qwen3.5 : ce message devient la « dernière question » et tout le tour est rendu autrement), ce rappel fait recalculer toute la boucle d'outils du tour. Avecon, le rappel part au bout du dernier résultat d'outil, et seul ce bout est à calculer — sur le moteur local, et seulement si la sonde de gabarit a conclu que le rendu de ce modèle bouge (« inconnu » : message à part, comme sans la clé). Le texte du rappel ne change pas, sa place si : un modèle entraîné à se méfier des consignes lues dans une sortie d'outil peut moins bien le suivre. À comparer (tours qui concluent après le rappel) avant de l'adopter. - Second slot pour les travaux annexes (clé
SIDE_SLOT, off par défaut,loki config set SIDE_SLOT on, moteur relancé) : avec un seul slot, une vérification du mode Code, un sous-agent, une tâche planifiée ou un bench prennent la place de la discussion ; son état part dans le cache RAM et en revient — ou est recalculé s'il n'y tient plus. Avecon, le moteur ouvre deux slots deCTXjetons chacun (-c2×CTX,--parallel 2,--no-kv-unified) : deux flux de cache KV séparés, si bien qu'un slot ne peut jamais manquer de place à cause de l'autre, et que les travaux annexes gardent toute la fenêtre. Chaque requête de Loki porte alors sonid_slot: le tour, ses étapes, le préchauffage et le résumé en continuation sur le slot 0 ; vérification, sous-agents, tâches, bench, résumé sur transcription et clients/v1(forcés, quel que soit l'id_slotdemandé) sur le slot 1. L'état de la discussion ne bouge plus ; l'effacement de slot après un travail annexe (CACHE_ISOLATE) n'a plus lieu d'être et s'abstient. Le prix : le cache KV et l'état récurrent d'un hybride en double en VRAM (le brouillon MTP et les points de reprise en RAM hôte aussi) — l'éditeur de preset affiche ce surcoût sous le cache de prompts, et le lancement refuse la clé (un slot, comme sans elle, avec une note dans le journal) si modèle et deux états dépassent 90 % de la VRAM, si la VRAM est inconnue (macOS, AMD), si des poids sont sur CPU (--n-cpu-moe,-ot …=CPU,NGLpartiel), si le moteur ne connaît pas--no-kv-unified, ou siPARALLEL≠2,-c,-np,-kvu,--kv-unified-per-slot,--cache-idle-slots(ou leursLLAMA_ARG_*) sont réglés à la main. Le routage ne s'active que si le moteur annonce bien deux slots d'au moinsCTXjetons (/props) ; sinon les requêtes partent sansid_slot, comme avant. Ce que voit le modèle ne change pas : deux slots qui calculent en même temps donnent des logits égaux au bruit de virgule flottante près, comme un découpage de lots différent. Un « cache KV plein » sans nombre de jetons (le pool, pas le prompt) est rejoué tel quel et ne déclenche jamais de compaction. - État du slot gardé à la bascule de preset (clé
SLOT_PERSIST, off par défaut,loki config set SLOT_PERSIST on) : passer d'un preset A à B puis revenir à A relance le moteur deux fois, et la conversation de A est recalculée en entier au retour. Avecon, juste avant une bascule faite depuis l'interface ou par une tâche, Loki demande au moteur d'écrire l'état du slot de la discussion (/slots/0?action=save, sousLOKI_HOME/slots), et le recharge au retour, avant le premier message de cette discussion. Conditions strictes, sinon rien n'est écrit ou rechargé et le calcul est normal : la dernière requête passée par le slot était bien un tour de cette discussion (pas une vérification, une tâche, un préchauffage ou un client/v1), au moins 4096 jetons, au plus 8 Gio estimés et le double de place libre ; au retour, le moteur doit avoir exactement la même empreinte — ligne de commande complète (modèle,CTX, types KV,NGL, lots, gabarit,EXTRA_ARGS…), variablesLLAMA_ARG_*/GGML_*/CUDA_*, taille et date du modèle, du projecteur, du binaire et de ses bibliothèques — et son slot 0 ne doit encore avoir servi aucune tâche. Une mise à jour du moteur change l'empreinte : jamais de reprise d'un build à l'autre. Une seule tentative par fichier, retiré ensuite ; deux fichiers au plus, supprimés dès que la clé est retirée. Réglage de la machine : il survit aux bascules commeHOST(un preset qui le pose l'emporte). Refusé au lancement (note au journal) avec le décodage spéculatif (SPEC, brouillon dansEXTRA_ARGS: la sauvegarde du moteur ne garde pas l'état du brouillon, et un brouillon MTP détecté sur le slot bloque aussi), des poids sur CPU (MoE déporté), un--slot-save-pathdéjà réglé, ou un moteur joignable par d'autres sans clé d'API (HOSTautre que127.0.0.1).loki switchen ligne de commande ne garde rien (seul le process web sait ce que porte le slot). Le gain est réel surtout sur un modèle dense ; sur un hybride (Qwen3.5/3.6), le fichier n'a pas de points de reprise et ne sert que si le message suivant prolonge exactement les jetons gardés (gabarit qui rend le dernier tour à l'identique), sinon recalcul comme avant. Ce que voit le modèle ne change pas : llama.cpp ne reprend un état que sur un préfixe de jetons identique. - Spéculation par n-grammes (clé
SPEC, valeursngrametmtp+ngram, off par défaut,loki config set SPEC ngram, moteur relancé) : en mode Code, le modèle recopie sans cesse ce qui est déjà dans le contexte (chemins, diffs, arguments JSON, fichiers réécrits).ngramy cherche la suite des 24 derniers jetons et propose d'un coup les 48 à 64 suivants (--spec-type ngram-mod --spec-ngram-mod-n-match 24 --spec-ngram-mod-n-min 48 --spec-ngram-mod-n-max 64, toujours en clair, jamais--spec-defaultdont le contenu peut changer d'une version à l'autre) ;mtp+ngramajoute la tête MTP (--spec-type draft-mtp,ngram-mod), les n-grammes passant d'abord quand ils trouvent. Chaque jeton reste tiré par le modèle et un jeton proposé n'est gardé que s'il coïncide : même distribution, mais pas le même texte au bit près (la vérification par lots n'emprunte pas les noyaux du décodage jeton par jeton) — on compare des sessions rejouées, pas des diffs. Rien n'est posé si le moteur ne connaît pas--spec-ngram-mod-n-match, siEXTRA_ARGSouLLAMA_ARG_SPEC_TYPErèglent déjà la spéculation (--spec-type, qui s'additionne au lieu de remplacer,--spec-default,--spec-ngram-*,-md…), ou, pourngram, si un--spec-draft-*y figure.mtp+ngramsans tête MTP (ni dans le fichier ni enMODEL_DRAFT) ou sansdraft-mtpdans le moteur retombe sur les n-grammes seuls, avec une note. Avecngram, une tête MTP présente reste inutilisée (le type explicite coupe le choix automatique) : la note le dit. Poids sur CPU (--n-cpu-moe,-ot …=CPU,NGLpartiel) : refusé tant queGGML_OP_OFFLOAD_MIN_BATCH(cléOP_OFFLOAD_MIN_BATCH) ne dépasse pas le lot de vérification de 65 jetons — sinon chaque brouillon recopierait les experts vers le GPU ;OP_OFFLOAD_MIN_BATCH=128pour l'essayer, en mesurant aussi les lectures disque si le modèle dépasse la RAM. Sur un hybride, chaque brouillon copie l'état récurrent (point de reprise) et le recharge s'il est rejeté./api/perf/summarydonne l'acceptation par nature de requête (kinds.<nature>.draft_rate) : à garder là où elle paie. Les drapeaux d'acceptation synthétique (--spec-synth-*, « benchmarking only »), que Loki ne pose jamais, déclenchent un avertissement au lancement. - Parallélisme de tenseurs (clé
SPLIT_MODE=tensor, off par défaut, expérimental, moteur relancé) : au lieu de donner à chaque carte des couches entières (-sm layer, défaut), chaque couche est coupée entre les cartes, qui additionnent ensuite leurs morceaux. L'amont mesure un décodage plus rapide mais un prefill nettement plus lent : sur deux GeForce en PCIe et une boucle d'agent qui relit beaucoup, à mesurer par tour avant de l'adopter. Loki n'active le mode que si l'aide du moteur liste{none,layer,row,tensor}(le mot « tensor » seul est partout), et ajoute alors-ngl all,-tsau prorata de la VRAM totale des cartes dans l'ordre du moteur (--devicecompris),-fa on— chacun seulement s'il n'est pas déjà dansEXTRA_ARGSou uneLLAMA_ARG_*— etGGML_CUDA_ALLREDUCE=internalsi l'environnement ne le fixe pas : le chemin NCCL compresse en BF16 les grosses réductions du prefill, une perte de précision ; la réduction interne garde le type natif. « NCCL not compiled in » au journal est alors sans effet ;GGML_CUDA_P2P=1reste à poser soi-même si le pilote le permet. Pas de--fiten mode tensor : Loki estime poids + cache deCTXjetons et refuse au-delà de 90 % de la VRAM — jamais en réduisantCTX. Refusé aussi (découpe par couches, note au journal) avec un cache KV autre que f16/bf16/f32 (jamais réécrit d'office), des poids ou le cache KV sur CPU (--n-cpu-moe,-ot,NGLpartiel,-nkvo),--backend-sampling,-fa off, un-smdéjà réglé,SPEC,SIDE_SLOT,CTXnon chiffré, une seule carte ou une carte non CUDA, une architecture que llama.cpp exclut (etqwen4exp), un preset externe ;SLOT_PERSISTest refusé avec la clé. - Discussions multiples : historique complet dans la barre latérale, titre
repris du premier message (renommable), suppression. Chaque discussion a son
dossier de fichiers (
workspace/discussions/<id>/) : les pièces jointes déposées, les captures et ce que l'agent écrit y atterrissent, le shell et les chemins relatifs du modèle y sont résolus. Changer de discussion change donc les fichiers ; supprimer (ou vider) une discussion emporte les siens, pour que le disque ne se remplisse pas en silence. - Recherche Hugging Face intégrée avec verdict mémoire et installation liée du projecteur vision (voir Installer un modèle).
- Captures de pages web : l'agent dispose de l'outil
web_screenshot(Chromium via Playwright, inclus dans l'image). Les captures partent en JPEG et sont plafonnées à 20 fichiers / 40 Mo par discussion. La description de l'outil suit la capacité réelle du moteur, sondée sur/props: sans vision effective, elle dit au modèle « tu ne vois pas l'image » plutôt que de lui promettre des yeux qu'il n'a pas — il peut toujours prendre la capture et la montrer, sans prétendre la décrire. L'image relayée au moteur reste éphémère : la persister gonflait le contexte jusqu'à le faire déborder. - Panneau Fichiers (bouton dossier de la barre de saisie) : les fichiers de la discussion ouverte — dépôts, captures, ce que l'agent y a écrit — avec navigation dans les sous-dossiers, téléchargement et suppression. Un dossier affiche la taille de tout son contenu, c'est ce qu'on libère en le supprimant, et le pied donne l'occupation disque de la discussion. Les chemins sont bornés à son dossier, liens symboliques résolus des deux côtés : ni le reste du disque ni les autres discussions ne sont atteignables. Les fichiers d'avant ce rangement que la migration n'a pas su rattacher restent joignables par le bouton hors discussion, qui disparaît une fois le ménage fait.
- Interface « Sober Tech » : ardoise et sauge, typographie Inter (interface)
et JetBrains Mono (code, chiffres, chemins) — embarquées dans le binaire, donc
aucune requête vers un service de polices. Deux variantes : claire par défaut,
Deep Dark (fond
#0F172A, cartes#1E293B) d'un clic depuis l'en-tête. L'en-tête porte le titre de la discussion et le sélecteur de modèle (le changement de preset ne demande plus d'ouvrir les réglages) ; la barre latérale s'escamote pour rendre toute la largeur au fil ; les discussions s'y cherchent au clavier et les jauges GPU / VRAM / mémoire vive restent visibles en pied de colonne. - Libérer la VRAM d'un clic : sur les jauges du moniteur, un bouton décharge
le modèle et arrête le moteur (ainsi que le serveur de dictée, qui occupe la
carte lui aussi) pour rendre la mémoire vidéo à une autre application — jeu,
encodage, autre serveur d'inférence. Le bilan est annoncé en Gio réellement
rendus, et le même bouton devient Recharger le modèle pour reprendre la
main. Routes :
POST /api/vram/unloadetPOST /api/vram/reload. - API OpenAI servie par Loki :
/v1/*est exposé sur le port de l'interface (8090) et relayé vers llama-server, au lieu d'annoncer l'adresse du moteur. Conséquence directe : l'API est joignable partout où l'interface l'est — par l'IP du réseau local comme par un nom de domaine — sans publier de second port ni ouvrir le moteur. L'amont annonçaithttp://<ip>:8080/v1, une adresse injoignable en conteneur (le port 8080 n'y est pas publié, et l'IP détectée est celle du bridge Docker).- Authentification par la clé API du panneau (
Authorization: Bearer …), vérifiée par Loki et par le moteur. Sans clé, l'endpoint est ouvert et l'interface le dit en rouge. - Adresse publique : un champ où saisir son domaine, pour le cas du reverse proxy où Loki ne voit qu'un appel interne. Laissé vide, l'adresse affichée suit celle du navigateur.
- TLS : mettre un reverse proxy devant (Caddy, Nginx, Traefik). Loki
honore
X-Forwarded-Protopour annoncer une adresse enhttps. - L'ancienne exposition publique via le relais de l'amont
(
<machine>.oai.ajean.link) est retirée de l'interface : elle exigeait un jeton de relais que ce fork ne permet plus d'obtenir, l'interrupteur ne pouvait donc qu'échouer.
- Authentification par la clé API du panneau (
- Budget d'appels d'outils : un tour d'agent n'a aucun plafond — couper une
recherche légitime est pire que la laisser durer — mais au-delà de 24 appels
sur un même tour, Loki rappelle au modèle combien il en a déjà faits et lui
demande de conclure. Le rappel revient tous les 24 appels, en durcissant le
ton ; il ne coupe jamais le tour, c'est de la pression, pas une barrière.
Sans lui, un petit modèle qui tourne en rond n'avait rien en face de lui sauf
le bouton stop (vu en production : 50 appels, 55 minutes, à relire cinq fois
les mêmes fichiers). Réglable par
AGENT_BUDGETdansconfig.env—AGENT_BUDGET=offle désactive complètement. - Identité : ton prénom et un avatar emoji pour toi et pour Loki, affichés dans le fil.
- Réglages en modale : tous les réglages vivent dans une fenêtre à deux volets — la nav des sections à gauche (IA, moteur, application), le panneau choisi à droite. La barre latérale ne garde que les discussions (les plus récentes en tête) et le moniteur machine.
- Nom du modèle sur chaque réponse : une pastille à côté de « Loki » dit quel modèle a produit la réponse. Elle est journalisée avec le tour : elle survit au rechargement, et un vieux tour garde le modèle de l'époque.
- Dictée vocale : un bouton micro dans la carte de saisie enregistre,
transcrit en local (whisper.cpp, compilé dans l'image ; modèle
small-q5_1multilingue ~190 Mo téléchargé au premier usage dans/data/whisper/) et pose le texte dans le champ. ⚠️ le navigateur n'autorise le micro qu'en HTTPS (ou surlocalhost) — derrière un reverse proxy TLS, rien à faire ; enhttp://IP:8090, le bouton l'explique. - Cartes raisonnement/outils à hauteur bornée : un long raisonnement ne fait plus grandir la page de plusieurs écrans — la carte reste à taille fixe et défile toute seule pendant la génération. Sur un raisonnement géant, seul le bas du bloc est re-rendu en direct (le texte complet est posé à la fin) : l'affichage ne se fige plus.
Retirées par ce fork :
- Accès distant via ajean.link : la section de l'interface et son module JS sont supprimés — un conteneur derrière son propre réseau n'en a pas l'usage. Le code serveur du relais reste en place mais inerte (aucun jeton, aucune section pour en fournir un) : le retirer créerait un conflit à chaque reprise de l'amont.
- Postes distants (faire agir l'agent sur un autre PC appairé) : bouton du
composeur, modales d'appairage et module JS supprimés. Même traitement que
ci-dessus — les routes
/api/node/*subsistent mais plus rien ne peut générer de code d'appairage, donc aucun poste ne peut se connecter. - Catalogue de modèles distant : il interrogeait
ajean.link/models.json, sa route n'avait aucun consommateur et son repli embarqué datait de 2024. La recherche Hugging Face le remplace.
Différences avec l'amont
| AJEAN (amont) | Loki (ce fork) | |
|---|---|---|
| Installation | binaire + sudo ajean install (systemd) |
docker compose up |
| Moteur llama.cpp | compilé sur la machine (ajean llamacpp install) |
image officielle llama.cpp (server-cuda), précompilée |
| Panneau « Moteur » | propose d'installer/compiler | affiche la version qui tourne et la met à jour en un clic (sans rebuild) |
| Supervision moteur | systemd / launchd / PID (Windows) | fichier PID (LOKI_CONTAINER=1) |
| Configuration initiale | ajean edit ($EDITOR) |
entrypoint + loki config set |
| Choix du modèle | lien Hugging Face collé à la main | recherche intégrée + verdict VRAM + projecteur lié |
| Historique de tchat | conversation unique | discussions multiples, titrées et persistées |
| Agent de code | — | mode Code : critères d'acceptation, passe de vérification, LSP, outils git |
| Accès distant | relais chiffré ajean.link | retiré de l'interface |
| Endpoint OpenAI | :8080/v1 du moteur, ouvert par network on |
/v1 servi par Loki sur le port de l'interface, protégé par la clé API |
| Mise à jour | ajean update (binaire GitHub) |
docker compose pull |
Le reste — mémoire, outils, protocole, moteur d'inférence — est celui d'AJEAN. Pour récupérer les évolutions de l'amont :
git fetch upstream && git merge upstream/main # conflits de renommage à arbitrer
Build sans GPU / autres accélérateurs / version épinglée
L'image Loki se construit au-dessus de l'image serveur officielle de
llama.cpp, choisie par le build-arg LLAMACPP_IMAGE :
# CPU seul (test sans GPU)
docker build --build-arg LLAMACPP_IMAGE=ghcr.io/ggml-org/llama.cpp:server .
# Vulkan (GPU AMD/Intel/NVIDIA sans CUDA)
docker build --build-arg LLAMACPP_IMAGE=ghcr.io/ggml-org/llama.cpp:server-vulkan .
# Version de llama.cpp épinglée (reproductible)
docker build --build-arg LLAMACPP_IMAGE=ghcr.io/ggml-org/llama.cpp:server-cuda-b10423 .
Aucune compilation de llama.cpp n'a lieu : le moteur est maintenu et précompilé par l'équipe amont (toutes architectures GPU courantes).
Mettre à jour llama.cpp sans reconstruire l'image
llama.cpp publie plusieurs versions par jour ; l'image de Loki, elle, ne se reconstruit qu'à une mise à jour de Loki. Le moteur y était donc figé à la date du dernier build, et le rattraper imposait un rebuild complet (2,6 Go) pour un composant de 170 Mo.
Réglages → Moteur affiche désormais la version de llama.cpp qui tourne
(b10450, avec son commit) et deux boutons :
- vérifier la version — interroge le registre et dit s'il existe plus récent ;
- mettre à jour le moteur — télécharge
llama-serveret ses bibliothèques depuis l'image officielle,ghcr.io/ggml-org/llama.cpp:server-cuda.
Ce qui est téléchargé n'est pas l'image : un manifeste OCI liste ses couches,
et seules celles qui portent /app sont récupérées (~170 Mo). Le runtime CUDA
(2 Go) et la base système sont déjà dans l'image de Loki. Le moteur atterrit dans
/data/engine/<version>/, donc sur le volume de données : il survit à un
docker compose pull.
La variante est déduite du moteur en place (CUDA, Vulkan, SYCL, MUSA ou CPU) : une installation Vulkan ne se verra jamais proposer une image CUDA.
Le garde-fou. La mise à jour apporte llama.cpp, pas le runtime CUDA, qui reste celui de l'image. Un llama.cpp compilé pour un CUDA plus récent ne chargerait pas son backend GPU ici — et le symptôme serait silencieux : tout fonctionne, mais sur le processeur. Le nouveau moteur est donc lancé à blanc avant toute bascule ; s'il ne démarre pas, ou s'il ne voit plus aucune carte alors que le moteur courant en voyait, la mise à jour est refusée et le moteur courant n'est pas touché. Le moteur livré par l'image reste par ailleurs intact : revenir au moteur de l'image y ramène en un clic, sans réseau.
Quand cette limite est atteinte pour de bon (CUDA majeur trop ancien), la
solution reste le rebuild avec un LLAMACPP_IMAGE récent, ci-dessus.
Derrière un miroir de registre ou un réseau qui n'atteint pas ghcr.io :
LOKI_OCI_REGISTRY=https://mon-miroir.interne dans l'environnement du conteneur.
Licence
MIT — © les contributeurs d'AJEAN (« Jean contributors ») pour le code amont,
voir LICENSE et NOTICE.md.