Le dernier module de démonstration disparaît : `src/lib/demo/` ne contient plus que l'aperçu. Le décompte, là où l'on se trompe - **`endDate` est le dernier jour d'absence, pas la date de reprise.** C'est la confusion la plus fréquente du domaine : elle décompte un jour de trop ou de trop peu à chaque demande, et le salarié s'en aperçoit au solde, des mois plus tard. Le champ du formulaire s'appelle « Dernier jour d'absence », et un test couvre explicitement la confusion. - **Un jour férié dans un congé ne se décompte pas**, sans que l'utilisateur ait à scinder sa demande. Exiger la scission, c'est lui déplacer la charge d'un calcul que l'outil sait faire. - Le rythme du contrat est respecté : un temps partiel qui ne travaille jamais le mercredi ne consomme pas de congé ce jour-là. - Ouvrables ou ouvrés est un **paramètre**, pas une constante : se tromper fausse tous les soldes de la même façon. Jours fériés calculés, pas listés Une table écrite à la main est juste l'année où on l'écrit et fausse dès la suivante — et un férié manquant se décompte comme un jour de congé, sans que personne ne le voie. Les onze jours légaux sont donc calculés, Pâques comprise (algorithme grégorien anonyme, vérifié sur quatre années de référence). Quand aucun férié n'est enregistré pour l'année demandée, la demande passe mais l'écran le dit : mieux vaut l'annoncer que laisser croire à un décompte complet. Le registre est la source de vérité - Aucun solde n'est stocké : le solde est la **somme** des écritures. Un solde stocké se désynchronise, et la désynchronisation ne se voit qu'au moment où un salarié conteste. - `UPDATE` et `DELETE` sont refusés par un trigger PostgreSQL, pas seulement par l'application : une règle applicative finit par être contournée par un script de reprise. Les tests d'intégration écrivent directement en base pour le prouver. - Annuler une absence acceptée **contre-passe** la prise au lieu de l'effacer, à la date de la correction — antidater masquerait la correction dans les soldes déjà communiqués. `reversesId` est unique : contre-passer deux fois ferait repartir le solde dans l'autre sens. - Un ajustement manuel sans justification est refusé. Confidentialité du motif médical Un manager voit qu'un salarié est absent, pas de quoi il souffre (matrice n° 9). Le motif d'un arrêt n'est **pas chargé** pour qui n'a pas la capacité de le lire — un champ absent de la réponse ne peut fuiter ni par le HTML ni par un journal. Sur la grille de planning, l'absence s'affiche « Absence » : c'est suffisant pour ne pas planifier quelqu'un. Acquisition 2,5 jours ouvrables par mois travaillé ; 2 jours par mois d'arrêt maladie non professionnelle, plafonnés à 24 par an — droit issu de la réforme de 2024, dont l'oubli prive le salarié d'un droit acquis. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com> Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Cr9dkEHwbDgkWPnyGj1Rjv
PlanFlow
Gestion du personnel, des plannings et des temps, multi-établissements, auto-hébergée. La paie est exportée vers Silae ; PlanFlow ne produit ni bulletin ni DSN.
La spécification de construction est PLAN.md. Elle est normative : en cas d'écart entre le code et le plan, c'est le plan qui a raison, ou le plan qui doit être corrigé — jamais l'écart qui s'installe.
| Document | Rôle |
|---|---|
PLAN.md |
Spécification : périmètre, modèle de données, règles, lots de travail |
matrice-conformite-rh-france-2026.md |
Exigences réglementaires françaises, cotées P0/P1/P2 |
Audit Combo/ |
Audit fonctionnel du produit de référence |
État
WP-00 — socle et implémentation du design : six écrans sur données de démonstration.
WP-01 — tenancy, identité, autorisation : en cours. Modèle de données, RLS, journal d'audit append-only, catalogue de 70 capacités, cinq rôles, sessions en base. Les écrans lisent encore src/lib/demo.
Démarrer
Avec Docker
cp .env.example .env
# Renseigner POSTGRES_PASSWORD et ENCRYPTION_KEY (voir ci-dessous)
docker compose up --build
L'application écoute sur http://localhost:3000. Les migrations s'appliquent au démarrage du conteneur.
En local
Nécessite Node 22, pnpm 10 et un PostgreSQL 16 accessible.
pnpm install
cp .env.example .env # renseigner DATABASE_URL et ENCRYPTION_KEY
pnpm db:generate
pnpm db:deploy
pnpm dev
Clé de chiffrement
ENCRYPTION_KEY chiffre au repos les colonnes sensibles exigées par le plan (§3.6) : NIR, IBAN, BIC.
openssl rand -base64 32
Elle vit hors de la base : une sauvegarde volée ne doit pas suffire à lire ces colonnes. La perdre rend ces données irrécupérables — la sauvegarder séparément et documenter sa rotation.
Vérifier
pnpm verify # typecheck + lint + tests unitaires
pnpm test:e2e # build, serveur standalone, tests de bout en bout
pnpm verify est ce que la CI exécute sur chaque pull request, suivi du build et des tests end-to-end.
Configuration de la base — à ne pas rater
L'application ne doit pas se connecter en superutilisateur PostgreSQL.
Un superutilisateur contourne la row-level security, y compris déclarée en FORCE. Connecter PlanFlow avec un tel compte désactive silencieusement la seconde couche d'isolation multi-tenant : les requêtes fonctionnent, les tests applicatifs passent, et rien n'indique que la protection a disparu — jusqu'au jour où quelqu'un lit les données d'un autre établissement.
CREATE ROLE planflow_app LOGIN PASSWORD '…' NOSUPERUSER NOBYPASSRLS;
GRANT USAGE ON SCHEMA public TO planflow_app;
GRANT SELECT, INSERT, UPDATE, DELETE ON ALL TABLES IN SCHEMA public TO planflow_app;
Les migrations, elles, s'appliquent avec un compte propriétaire distinct.
L'application vérifie ce point au démarrage : elle refuse de démarrer en production sur une base mal configurée, et se contente d'un avertissement en développement. GET /api/sante expose l'état sous tenantIsolation.
Choix structurants
Aucun traceur tiers. L'audit du produit de référence a intercepté 2102 requêtes de traçage — Segment, LinkedIn Ads, Google Ads, DoubleClick, Clarity, Hotjar — et aucune requête métier. Une application RH ne doit pas envoyer un contexte de navigation portant sur des salariés identifiables à des régies publicitaires. Deux garde-fous rendent la règle vérifiable plutôt que déclarative :
- une Content-Security-Policy qui ne nomme aucune origine externe, posée par requête avec un nonce (
src/proxy.ts) ; - un test qui échoue si une dépendance de traçage apparaît dans
package.json.
Pour de la télémétrie technique, passer par une interface abstraite auto-hébergée.
Le serveur testé est celui qui est déployé. Les tests end-to-end lancent le serveur standalone, celui que l'image Docker exécute — pas next dev, dont la politique de sécurité est volontairement plus permissive.
Structure
src/
├── app/ écrans (App Router)
├── lib/
│ ├── env.ts contrat d'environnement, validé à l'import
│ └── security/csp.ts politique de sécurité, fonction pure et testable
├── server/
│ ├── db.ts client Prisma — le scoping multi-tenant s'y greffe au WP-01
│ └── health.ts
└── proxy.ts en-têtes de sécurité par requête
prisma/ schéma et migrations
tests/
├── unit/ Vitest
└── e2e/ Playwright
Écarts assumés par rapport au plan
Trois choix diffèrent de ce qu'annonçait PLAN.md §2, et le plan a été mis à jour en conséquence.
| Sujet | Plan initial | Retenu | Raison |
|---|---|---|---|
| Next.js | 15 | 16.3 | Version stable courante ; démarrer un greenfield une majeure en retard n'a pas de contrepartie. |
| Authentification | Auth.js v5 | Sessions maison en base | Auth.js v5 est encore en beta. Le besoin se limite à identifiants et invitation, sans OAuth, et la matrice de conformité (n° 23) impose la révocation de session — immédiate avec des sessions en base, malaisée avec des jetons JWT. |
| Convention Next | middleware.ts |
proxy.ts |
Next 16 a renommé la convention ; middleware est déprécié. |