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planflow/README.md
T
Claude 2047d7f5cc Exiger un second facteur des rôles administrateur et RH
La matrice n° 15 l'impose ; les colonnes existaient en base depuis WP-01 mais
rien ne les remplissait. TOTP (RFC 6238) plutôt qu'un code envoyé par message :
le second facteur ne doit pas dépendre du canal qui sert déjà à réinitialiser le
mot de passe, faute de quoi un accès à la boîte donnerait les deux d'un coup.

L'algorithme est écrit ici plutôt qu'emprunté — trente lignes, et une dépendance
de moins sur le chemin d'authentification. Il est éprouvé contre les vecteurs
publiés de la RFC, ce qui distingue « le code change toutes les trente
secondes » de « le code est celui qu'attend l'application du téléphone ».

L'obligation est adossée aux capacités, pas à des rôles nommés qu'un client
renomme librement : distribuer les droits, ou lire les rémunérations. Elle est
tenue au point de passage de toutes les routes applicatives, où l'écran
d'enrôlement remplace le contenu. Il remplace plutôt qu'il ne redirige : une
redirection depuis un layout se joue aussi pendant la navigation qui suit la
connexion, et Next y répond par une page vide.

Le secret n'est enregistré qu'après qu'un code en a été tiré — l'enregistrer
d'avance laisserait des comptes porteurs d'un facteur que leur détenteur ne sait
pas produire, c'est-à-dire des comptes fermés. Le rejeu d'un code est refusé
dans sa propre fenêtre : sans cela le facteur protège d'un mot de passe volé,
pas d'un code lu par-dessus l'épaule.

Dix codes de secours accompagnent chaque activation, conservés hachés. Et parce
que PlanFlow est auto-hébergé et qu'il n'y a pas d'éditeur à appeler, un retrait
depuis le serveur existe — l'accès « break glass » que demande la même ligne de
la matrice. Sans lui, le second facteur deviendrait le risque principal plutôt
que la protection.

Un défaut trouvé par les tests, et il aurait été grave : la réactualisation de
la route après activation remplaçait l'écran par celui d'un compte déjà enrôlé,
emportant les codes de secours avant que leur destinataire ait pu les noter.

La suite de tests suit le produit : la mise en place enrôle réellement le compte
de direction et calcule les codes comme le ferait un téléphone. Les écrans qui
n'éprouvent pas l'authentification ont migré vers la session commune — deux
connexions parallèles sur un même compte se heurtent au refus de rejeu, ce qui
est le comportement voulu et non un défaut à contourner.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
Claude-Session: https://claude.ai/code/session_01Cr9dkEHwbDgkWPnyGj1Rjv
2026-08-08 22:05:57 +00:00

156 lines
7.6 KiB
Markdown

# PlanFlow
Gestion du personnel, des plannings et des temps, multi-établissements, auto-hébergée. La paie est **exportée vers Silae** ; PlanFlow ne produit ni bulletin ni DSN.
La spécification de construction est [`PLAN.md`](PLAN.md). Elle est normative : en cas d'écart entre le code et le plan, c'est le plan qui a raison, ou le plan qui doit être corrigé — jamais l'écart qui s'installe.
| Document | Rôle |
|---|---|
| [`PLAN.md`](PLAN.md) | Spécification : périmètre, modèle de données, règles, lots de travail |
| [`matrice-conformite-rh-france-2026.md`](matrice-conformite-rh-france-2026.md) | Exigences réglementaires françaises, cotées P0/P1/P2 |
| [`Audit Combo/`](Audit%20Combo/INDEX.md) | Audit fonctionnel du produit de référence |
## État
Neuf lots livrés. **Aucun écran ne lit plus de données de démonstration** : le
répertoire `src/lib/demo` a disparu.
| Lot | Contenu |
|---|---|
| WP-00 | Socle : Next.js, PostgreSQL, CSP restrictive, CI, sauvegardes |
| WP-01 | Tenancy, identité, autorisation : RLS, audit append-only, 70 capacités, cinq rôles |
| WP-02 | Référentiels et registre de paramétrage juridique |
| WP-03 | Dossiers salariés, contrats et avenants, forfait jours |
| WP-04 | Planning : quatre vues, publication par équipe, impression |
| WP-05 | Moteur de règles de convention, effectif-daté |
| WP-06 | Absences, registre de compteurs, calendrier |
| WP-07 | Heures prévu/réalisé/payé, périodes de paie verrouillables |
| WP-08 | Export Silae, format relevé sur un export réel du dossier |
| WP-09 | Tableau de bord RH : indicateurs explicables |
Restent WP-10 (documents) et WP-11 (communication, optionnel), ainsi que deux
points nommés à l'intérieur des lots livrés : la régularisation automatique sur
la période suivante et l'information au retour d'arrêt.
### Ce qui attend une décision du client
Ces points sont des **signaux d'arrêt** au sens de `PLAN.md` : ils ne se
devinent pas.
- Les **codes d'absence Silae** (`AB-100`, `AB-200`, `AB-300`, `AB-630`) : leur
existence est connue, leur signification non. L'export refuse de tourner tant
que la correspondance n'est pas confirmée.
- Le **régime dominical** applicable aux magasins, qui détermine si la
majoration de 100 % et le repos compensateur sont les bonnes contreparties.
- Les **règles applicables aux mineurs**, sans source primaire au dossier.
## Démarrer
### Avec Docker
```bash
cp .env.example .env
# Renseigner POSTGRES_PASSWORD et ENCRYPTION_KEY (voir ci-dessous)
docker compose up --build
```
L'application écoute sur <http://localhost:3000>. Les migrations s'appliquent au démarrage du conteneur.
### En local
Nécessite Node 22, pnpm 10 et un PostgreSQL 16 accessible.
```bash
pnpm install
cp .env.example .env # renseigner DATABASE_URL et ENCRYPTION_KEY
pnpm db:generate
pnpm db:deploy
pnpm dev
```
### Clé de chiffrement
`ENCRYPTION_KEY` chiffre au repos les colonnes sensibles exigées par le plan (§3.6) : NIR, IBAN, BIC.
```bash
openssl rand -base64 32
```
Elle vit **hors de la base** : une sauvegarde volée ne doit pas suffire à lire ces colonnes. La perdre rend ces données irrécupérables — la sauvegarder séparément et documenter sa rotation. Elle chiffre également les secrets de second facteur et le mot de passe du serveur d'envoi.
### Second facteur — accès de secours
Les rôles qui lisent les rémunérations ou distribuent les droits doivent porter un second facteur (matrice n° 15) : tant qu'il n'est pas activé, l'application ne leur ouvre aucun écran. Chaque activation délivre dix codes de secours, affichés **une seule fois**.
PlanFlow étant auto-hébergé, il n'y a pas d'éditeur à appeler si un administrateur perd à la fois son téléphone et ses codes. Le retrait se fait alors depuis le serveur :
```bash
pnpm mfa:reset adresse@example.fr
```
Le retrait révoque les sessions ouvertes et s'inscrit au journal d'audit. Il n'est délibérément pas exposé dans l'application : l'exécuter demande déjà un accès au serveur, c'est-à-dire davantage que ce que le second facteur protège.
## Vérifier
```bash
pnpm verify # typecheck + lint + tests unitaires
pnpm test:e2e # build, serveur standalone, tests de bout en bout
```
`pnpm verify` est ce que la CI exécute sur chaque *pull request*, suivi du build et des tests end-to-end.
## Configuration de la base — à ne pas rater
**L'application ne doit pas se connecter en superutilisateur PostgreSQL.**
Un superutilisateur contourne la *row-level security*, y compris déclarée en `FORCE`. Connecter PlanFlow avec un tel compte désactive silencieusement la seconde couche d'isolation multi-tenant : les requêtes fonctionnent, les tests applicatifs passent, et rien n'indique que la protection a disparu — jusqu'au jour où quelqu'un lit les données d'un autre établissement.
```sql
CREATE ROLE planflow_app LOGIN PASSWORD '…' NOSUPERUSER NOBYPASSRLS;
GRANT USAGE ON SCHEMA public TO planflow_app;
GRANT SELECT, INSERT, UPDATE, DELETE ON ALL TABLES IN SCHEMA public TO planflow_app;
```
Les migrations, elles, s'appliquent avec un compte propriétaire distinct.
L'application vérifie ce point au démarrage : elle refuse de démarrer en production sur une base mal configurée, et se contente d'un avertissement en développement. `GET /api/sante` expose l'état sous `tenantIsolation`.
## Choix structurants
**Aucun traceur tiers.** L'audit du produit de référence a intercepté 2102 requêtes de traçage — Segment, LinkedIn Ads, Google Ads, DoubleClick, Clarity, Hotjar — et aucune requête métier. Une application RH ne doit pas envoyer un contexte de navigation portant sur des salariés identifiables à des régies publicitaires. Deux garde-fous rendent la règle vérifiable plutôt que déclarative :
- une Content-Security-Policy qui ne nomme **aucune** origine externe, posée par requête avec un nonce (`src/proxy.ts`) ;
- un test qui échoue si une dépendance de traçage apparaît dans `package.json`.
Pour de la télémétrie technique, passer par une interface abstraite auto-hébergée.
**Le serveur testé est celui qui est déployé.** Les tests end-to-end lancent le serveur `standalone`, celui que l'image Docker exécute — pas `next dev`, dont la politique de sécurité est volontairement plus permissive.
## Structure
```
src/
├── app/ écrans (App Router)
├── lib/
│ ├── env.ts contrat d'environnement, validé à l'import
│ └── security/csp.ts politique de sécurité, fonction pure et testable
├── server/
│ ├── db.ts client Prisma — le scoping multi-tenant s'y greffe au WP-01
│ └── health.ts
└── proxy.ts en-têtes de sécurité par requête
prisma/ schéma et migrations
tests/
├── unit/ Vitest
└── e2e/ Playwright
```
## Écarts assumés par rapport au plan
Trois choix diffèrent de ce qu'annonçait `PLAN.md` §2, et le plan a été mis à jour en conséquence.
| Sujet | Plan initial | Retenu | Raison |
|---|---|---|---|
| Next.js | 15 | **16.3** | Version stable courante ; démarrer un greenfield une majeure en retard n'a pas de contrepartie. |
| Authentification | Auth.js v5 | **Sessions maison en base** | Auth.js v5 est encore en beta. Le besoin se limite à identifiants et invitation, sans OAuth, et la matrice de conformité (n° 23) impose la **révocation de session** — immédiate avec des sessions en base, malaisée avec des jetons JWT. |
| Convention Next | `middleware.ts` | **`proxy.ts`** | Next 16 a renommé la convention ; `middleware` est déprécié. |