Écran de première installation
PlanFlow
Gestion du personnel, des plannings et des temps, multi-établissements, auto-hébergée. La paie est exportée vers Silae ; PlanFlow ne produit ni bulletin ni DSN.
La spécification de construction est PLAN.md. Elle est normative : en cas d'écart entre le code et le plan, c'est le plan qui a raison, ou le plan qui doit être corrigé — jamais l'écart qui s'installe.
| Document | Rôle |
|---|---|
PLAN.md |
Spécification : périmètre, modèle de données, règles, lots de travail |
matrice-conformite-rh-france-2026.md |
Exigences réglementaires françaises, cotées P0/P1/P2 |
Audit Combo/ |
Audit fonctionnel du produit de référence |
État
Neuf lots livrés. Aucun écran ne lit plus de données de démonstration : le
répertoire src/lib/demo a disparu.
| Lot | Contenu |
|---|---|
| WP-00 | Socle : Next.js, PostgreSQL, CSP restrictive, CI, sauvegardes |
| WP-01 | Tenancy, identité, autorisation : RLS, audit append-only, 70 capacités, cinq rôles |
| WP-02 | Référentiels et registre de paramétrage juridique |
| WP-03 | Dossiers salariés, contrats et avenants, forfait jours |
| WP-04 | Planning : quatre vues, publication par équipe, impression |
| WP-05 | Moteur de règles de convention, effectif-daté |
| WP-06 | Absences, registre de compteurs, calendrier |
| WP-07 | Heures prévu/réalisé/payé, périodes de paie verrouillables |
| WP-08 | Export Silae, format relevé sur un export réel du dossier |
| WP-09 | Tableau de bord RH : indicateurs explicables |
Restent WP-10 (documents) et WP-11 (communication, optionnel), ainsi que deux points nommés à l'intérieur des lots livrés : la régularisation automatique sur la période suivante et l'information au retour d'arrêt.
Ce qui attend une décision du client
Ces points sont des signaux d'arrêt au sens de PLAN.md : ils ne se
devinent pas.
- Les codes d'absence Silae (
AB-100,AB-200,AB-300,AB-630) : leur existence est connue, leur signification non. L'export refuse de tourner tant que la correspondance n'est pas confirmée. - Le régime dominical applicable aux magasins, qui détermine si la majoration de 100 % et le repos compensateur sont les bonnes contreparties.
- Les règles applicables aux mineurs, sans source primaire au dossier.
Démarrer
Avec Docker
docker compose up --build
Aucune variable n'est requise. La clé de chiffrement est produite au premier démarrage et affichée une fois dans les journaux — notez-la, elle vit dans un volume distinct de la base et des documents.
L'application écoute sur http://localhost:9317 — port peu courant à dessein, le service étant censé passer par un reverse-proxy. Les migrations s'appliquent au démarrage du conteneur.
La pile attend un réseau externe nommé nginx_default, celui du reverse-proxy. S'il n'existe pas encore :
docker network create nginx_default
Seule l'application y est attachée. La base reste sur le réseau privé de la pile : l'exposer au réseau du proxy la rendrait joignable par tout ce qu'il héberge.
Avec Portainer
Portainer ne lit pas de fichier .env, mais aucune variable n'est obligatoire : la pile démarre telle quelle.
Une seule mérite d'être renseignée dans la section Environment variables : APP_URL, avec l'adresse publique réelle. Sans elle, les liens des messages — invitations comprises — pointeront vers localhost et personne ne pourra les suivre.
Les autres ont une valeur par défaut utilisable : POSTGRES_PASSWORD, POSTGRES_USER, POSTGRES_DB, APP_PORT (9317). ENCRYPTION_KEY peut être fournie si vous gérez vos secrets ailleurs ; sinon elle est produite au premier démarrage.
Après le premier déploiement, relevez la clé dans les journaux du conteneur app et conservez-la hors du serveur.
Première installation
Les migrations posent le schéma, rien de plus : une instance neuve n'a aucun compte et aucun utilisateur. Le jeu de données de démonstration (pnpm db:seed) n'y remédie pas et refuse de tourner en production, à raison — personne ne veut de « Maison Rivage » et de salariés fictifs dans son registre du personnel.
À la place, la première visite est redirigée vers /installation. L'écran demande le nom de l'entreprise, un premier établissement avec son fuseau horaire, et le compte qui administrera l'instance. Il crée le compte, le catalogue des capacités, les cinq rôles fournis, et vous connecte.
Deux choses à savoir :
- L'écran ne se rouvre pas. Il crée un propriétaire sans demander de session ; le laisser accessible ensuite reviendrait à offrir tous les droits au premier visiteur. Une ligne en base marque l'installation, et cette ligne ne se modifie ni ne s'efface depuis l'application. Remettre une instance à zéro est un geste d'exploitant, fait depuis la base.
- Un second facteur vous sera demandé aussitôt. Le rôle propriétaire donne accès aux rémunérations et à la distribution des droits ; l'application l'exige avant d'ouvrir quoi que ce soit. Prévoyez une application d'authentification à portée de main, et conservez les codes de secours affichés à l'enrôlement — ils ne sont montrés qu'une fois.
Le fuseau horaire n'est pas cosmétique : il décide des durées travaillées, changement d'heure compris. Un établissement outre-mer se déclare avec le sien.
En local
Nécessite Node 22, pnpm 10 et un PostgreSQL 16 accessible.
pnpm install
cp .env.example .env # renseigner DATABASE_URL et ENCRYPTION_KEY
pnpm db:generate
pnpm db:deploy
pnpm dev
Clé de chiffrement
ENCRYPTION_KEY chiffre au repos les colonnes sensibles exigées par le plan (§3.6) — NIR, IBAN, BIC — ainsi que les secrets de second facteur, le mot de passe du serveur d'envoi et les pièces du dossier salarié.
openssl rand -base64 32
Elle n'est pas livrée avec l'image — une clé publiée dans un dépôt ne protégerait rien. Elle est produite au premier démarrage du conteneur, affichée une fois dans les journaux, et conservée dans le volume planflow_secrets. Fournir ENCRYPTION_KEY explicitement l'emporte toujours, pour un déploiement qui gère ses secrets par ailleurs — en gardant à l'esprit qu'une variable d'environnement s'affiche dans docker inspect et dans l'interface de gestion, ce qui n'en fait pas un meilleur coffre qu'un fichier.
Elle vit hors de la base : une sauvegarde volée ne doit pas suffire à lire ces colonnes. La perdre rend ces données irrécupérables — la sauvegarder séparément et documenter sa rotation. Elle chiffre également les secrets de second facteur et le mot de passe du serveur d'envoi.
Sauvegardes
Deux choses à sauvegarder ensemble, plus une à garder à part :
| Quoi | Où |
|---|---|
| Base de données | volume planflow_db-data |
| Pièces du dossier salarié | volume planflow_documents |
| Clé de chiffrement | volume planflow_secrets — ailleurs, jamais dans la même sauvegarde |
Restaurer l'un sans l'autre rend un dossier amputé : les pièces référencées en base pointeraient vers des fichiers absents. Et sans la clé, le volume des documents est illisible — c'est précisément ce qu'on attend de lui si quelqu'un l'emporte.
Second facteur — accès de secours
Les rôles qui lisent les rémunérations ou distribuent les droits doivent porter un second facteur (matrice n° 15) : tant qu'il n'est pas activé, l'application ne leur ouvre aucun écran. Chaque activation délivre dix codes de secours, affichés une seule fois.
PlanFlow étant auto-hébergé, il n'y a pas d'éditeur à appeler si un administrateur perd à la fois son téléphone et ses codes. Le retrait se fait alors depuis le serveur :
pnpm mfa:reset adresse@example.fr
Le retrait révoque les sessions ouvertes et s'inscrit au journal d'audit. Il n'est délibérément pas exposé dans l'application : l'exécuter demande déjà un accès au serveur, c'est-à-dire davantage que ce que le second facteur protège.
Durées de conservation
Aucune durée n'est appliquée par défaut : la matrice interdit d'aligner tout sur cinq ans, et un objet sans politique déclarée se conserve. Les durées se déclarent dans Réglages → Durées de conservation, chacune avec sa justification — elle devra être défendue lors d'un contrôle.
La purge doit tourner périodiquement, par exemple en cron :
pnpm retention:purge --dry # inventaire, n'efface rien
pnpm retention:purge # efface les pièces échues, compte par compte
Une conservation à titre probatoire (legal hold) suspend la purge des objets qu'elle vise, quelle que soit leur échéance. Les journaux d'audit y échappent par construction : ils doivent survivre aux données qu'ils décrivent, sans quoi il deviendrait impossible de démontrer que la purge a eu lieu.
Vérifier
pnpm verify # typecheck + lint + tests unitaires
pnpm test:e2e # build, serveur standalone, tests de bout en bout
pnpm verify est ce que la CI exécute sur chaque pull request, suivi du build et des tests end-to-end.
Configuration de la base — à ne pas rater
L'application ne doit pas se connecter en superutilisateur PostgreSQL.
En docker-compose c'est déjà réglé : d'abord docker/init-app-role.sh au premier démarrage, puis le service db-init qui le rejoue à chaque docker compose up — et seulement ensuite l'application. Le rôle planflow_app, NOSUPERUSER NOBYPASSRLS, propriétaire de la base — il lui faut ce droit pour appliquer les migrations, et les politiques sont déclarées en FORCE précisément pour s'appliquer aussi au propriétaire.
L'idempotence n'est pas un luxe : une base déjà en place dont le rôle manque (ou dont le mot de passe a changé) ne doit pas exiger de SQL à la main. Le service db-init corrige les deux cas à chaque relance, et l'application n'est démarrée qu'une fois sa tâche terminée.
Le script ne s'exécute qu'à la première initialisation du volume. Sur une installation déjà en place, jouer le même SQL à la main puis basculer DATABASE_URL sur ce rôle.
Au démarrage, l'application vérifie ses propres privilèges : elle refuse de se lancer si la base porte plus d'un compte, et se contente d'un avertissement visible dans les journaux s'il n'y en a qu'un — bloquer une installation mono-compte fermerait l'accès de l'entreprise à ses données pour un risque de fuite entre clients qui n'existe pas.
Un superutilisateur contourne la row-level security, y compris déclarée en FORCE. Connecter PlanFlow avec un tel compte désactive silencieusement la seconde couche d'isolation multi-tenant : les requêtes fonctionnent, les tests applicatifs passent, et rien n'indique que la protection a disparu — jusqu'au jour où quelqu'un lit les données d'un autre établissement.
CREATE ROLE planflow_app LOGIN PASSWORD '…' NOSUPERUSER NOBYPASSRLS;
GRANT USAGE ON SCHEMA public TO planflow_app;
GRANT SELECT, INSERT, UPDATE, DELETE ON ALL TABLES IN SCHEMA public TO planflow_app;
Les migrations, elles, s'appliquent avec un compte propriétaire distinct.
L'application vérifie ce point au démarrage : elle refuse de démarrer en production sur une base mal configurée, et se contente d'un avertissement en développement. GET /api/sante expose l'état sous tenantIsolation.
Choix structurants
Aucun traceur tiers. L'audit du produit de référence a intercepté 2102 requêtes de traçage — Segment, LinkedIn Ads, Google Ads, DoubleClick, Clarity, Hotjar — et aucune requête métier. Une application RH ne doit pas envoyer un contexte de navigation portant sur des salariés identifiables à des régies publicitaires. Deux garde-fous rendent la règle vérifiable plutôt que déclarative :
- une Content-Security-Policy qui ne nomme aucune origine externe, posée par requête avec un nonce (
src/proxy.ts) ; - un test qui échoue si une dépendance de traçage apparaît dans
package.json.
Pour de la télémétrie technique, passer par une interface abstraite auto-hébergée.
Le serveur testé est celui qui est déployé. Les tests end-to-end lancent le serveur standalone, celui que l'image Docker exécute — pas next dev, dont la politique de sécurité est volontairement plus permissive.
Structure
src/
├── app/ écrans (App Router)
├── lib/
│ ├── env.ts contrat d'environnement, validé à l'import
│ └── security/csp.ts politique de sécurité, fonction pure et testable
├── server/
│ ├── db.ts client Prisma — le scoping multi-tenant s'y greffe au WP-01
│ └── health.ts
└── proxy.ts en-têtes de sécurité par requête
prisma/ schéma et migrations
tests/
├── unit/ Vitest
└── e2e/ Playwright
Écarts assumés par rapport au plan
Trois choix diffèrent de ce qu'annonçait PLAN.md §2, et le plan a été mis à jour en conséquence.
| Sujet | Plan initial | Retenu | Raison |
|---|---|---|---|
| Next.js | 15 | 16.3 | Version stable courante ; démarrer un greenfield une majeure en retard n'a pas de contrepartie. |
| Authentification | Auth.js v5 | Sessions maison en base | Auth.js v5 est encore en beta. Le besoin se limite à identifiants et invitation, sans OAuth, et la matrice de conformité (n° 23) impose la révocation de session — immédiate avec des sessions en base, malaisée avec des jetons JWT. |
| Convention Next | middleware.ts |
proxy.ts |
Next 16 a renommé la convention ; middleware est déprécié. |